Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 13:58
FONDATION «PANAFRICAN UNION» POUR UNE AFRIQUE EN CINQ (5) ETATS Tél. : (236) 75 05 47 20 /(236) 75 50 80 30 - Bangui (RCA) E-mail panafrican_union@yahoo.fr Bangui, 21 décembre 2007 LETTRE OUVERTE A LA TRES HAUTE ATTENTION DE SON EXCELLENCE LE GENERAL FRANCOIS BOZIZE, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT, - BANGUI- Réf. FPU/07/12/0142 OBJET : la déportation du Président BOGANDA n’est pas une thèse susceptible de débats, mais une révélation faite par deux hommes d’Etat africains qui, incontestablement, aiment certainement la RCA et l’Etat devrait en tirer, logiquement, toutes les conséquences qui s’imposent. Excellence Monsieur le Président de la République, Depuis plus d’un mois, la presse locale, après l’annonce de la parution prochaine de mon livre intitulé finalement « L’AFRIQUE NE DOIT-ELLE PA JUGER DE GAULLE ? » ne cesse de parler de la « thèse » de BENGUE – BOSSIN, de « débat qui continue » et de « pistes nouvelles de recherches » qui devraient m’intéresser. Non, Monsieur le président de la République, il ne s’agit pas, à propos mon ouvrage, de « thèse », car une thèse est après tout une simple « hypothèse », à la seule différence qu’une thèse est plus plausible qu’une simple hypothèse, parce que plus vraisemblable. Et, d’un point de vue scientifique, une thèse peut, en phase expérimentale, empirique, s’avérer fausse. Or, il ne s’agit nullement, dans l’affaire de la déportation du président BOGANDA, d’une thèse ou encore moins d’une hypothèse, mais d’une « fuite », d’un aveu, d’une dénonciation, d’un constat, d’une découverte, d’une vérité absolue. Et, venant de la part de deux hommes d’Etat, fussent-ils africains, la confidence méritait, vue sa gravité, d’être malgré tout vérifiée. Et c’est ce que j’ai eu à faire, patiemment, avec rigueur, sans considérations subjectives, partisanes, ethniques. En effet, Excellence Monsieur le président de la République, la vie est telle qu’il y a, hélas, des mensonges qui ressemblent effroyablement à la vérité. De même, et aussi invraisemblable que cela puisse paraître, il y a aussi des vérités qui ont tout d’un grossier mensonge, d’une grossière plaisanterie. Mais, heureusement, les faits sont si têtus que, en général, sauf exception, la vérité, aussi mensongère qu’elle puisse paraître, finit toujours par triompher. Excellence Monsieur le président de la République, faut-il ici, pour illustrer ce qui précède, Vous donner un exemple significatif, donc universel ? Je ne citerais alors, ici, que le cas de Nicolas COPERNIC (1473-1543), ce savant polonais qui, à son époque, avait fait savoir que la terre, contrairement à ce que croyait tout le monde, contrairement à ce que les savants, les philosophes, les chefs religieux et les Conseillers des rois prétendaient, que la terre, disais-je, « N’EST NI PLATE, NI IMMOBILE », mais qu’elle est « RONDE ET QU’ELLE TOURNE AUTOUR D’ELLE-MEME EN 24H00 (ROTATION) ET AUTOUR DU SOLEIL EN UNE ANNEE (REVOLUTION) ET QUE C’EST PLUTOT LE SOLEIL, LUI, QUI ETAIT IMMOBILE ». Mais, Excellence Monsieur le président de la République, Que n’avait-on pas dit de Nicolas COPERNIC ? Et, bien qu’il disait la vérité, une vérité qui vient tout bouleverser, il n’a eu que très peu de disciples, dont les plus célèbres furent l’italien Galiléo GALILEI dit GALILEE, l’allemand Johannes KEPLER et le britannique Isaac NAWTON. Son disciple le plus connu comme tel, l’italien GALILEE, ne fut-il pas condamné pour hérésie à la prison à vie au point d’abjurer ? Mais l’avenir et la science n’ont-ils pas fini par lui donner définitivement raison ? C’est un peu mon cas aujourd’hui, car je suis traité de tout, tant par Vos adversaires politiques qui ne voient en moi qu’un instrument entre Vos mains, que par les partisans du Président DACKO et ceux du professeur GOUMBA, sans compter certains naïfs, certains cupides qui se disent de la famille BOGANDA et qui ne voient, honteusement, que leurs intérêts personnels, notamment financiers, liés aux festivités de la journée annuelle du 29mars. Monsieur le président de la République, Une fois de plus, je tiens à rappeler à tous nos compatriotes et au monde entier que la déportation du président BOGANDA, de Albert FAYAMA et de Gaston KANGALA n’est pas une thèse, mais une révélation faite par deux hommes d’Etat. Mais, vu la gravité de l’affaire, surtout qu’à Brazzaville en mars/avril 1987 je n’y croyais point, j’avais fini par décider, en France, en 1994, d’enquêter à ce sujet pour en avoir le cœur net. Et lorsque j’ai su, début 2007, que la même confidence qui avait été faite à mon ami, à mon grand frère et à mon professeur Barthélemy YANGONGO-BOGANDA avait aussi été faite au président KOLINGBA, je m’étais arrangé pour rencontrer quelqu’un de la délégation de ce dernier qui l’avait accompagné au Maroc pour rencontrer le roi HASSAN II et, non seulement ce témoin m’a confirmé que c’est après cette confidence du roi du Maroc que le chef de l’Etat d’alors avait supprimé le deuil du 29 mars, mais ce monsieur m’avait dit ceci : « mais, la déportation de BOGANDA n’est qu’un secret de polichinelle ! Votre ami GOUMBA le sait, il le sait et il se moque du peuple…Il se moque de vous; dites-lui que j’aimerais le rencontrer pour le lui dire en face.» J’avais rapporté ces propos au professeur GOUMBA le 28 mars 2007 en précisant que ce monsieur est disposé à le rencontrer pour le lui dire en face. Mais le professeur n’a pas osé. En fait, depuis que le président KOLINGBA avait découvert cette déportation, il avait été si choqué et révolté qu’il n’avait plus de respect ni de considérations pour DACKO et pour le professeur GOUMBA, alors que nous autres qui étions dans l’ignorance continuions à vénérer, selon nos appartenances politiques respectives, ces deux « leaders historiques »…Pardon, ces deux traîtres. Et, si le roi HASSAN II avait bien voulu informer son frère le général KOLINGBA, c’est aussi parce que son propre père, le roi MOHAMED V, avait lui aussi été déporté par les Français, en 1953, d’abord en Corse, puis à Madagascar, en le remplaçant par son oncle Muhammad IBN ARAFA. Aussi, je voudrais saisir cette occasion pour rendre un vibrant hommage à l’homme d’Etat congolais, dont je préfère taire le nom, qui avait bien voulu informer le professeur Barthélemy YANGONGO-BOGANDA de cette déportation, de même qu’à ce dernier, au roi du Maroc et au président André KOLINGBA lui-même qui avait eu le courage rare de supprimer le deuil du 29 mars, et cela, malgré l’omnipotence de la France, hier et aujourd’hui encore, dans ce pays encore esclavagisé et meurtri, ce qui tranche avec le silence, la lâcheté et donc la légèreté de ceux qui se disent aujourd’hui les députés du peuple et qui sont muets comme des carpes. Quand à la suite de mon enquête, non seulement le professeur GOUMBA m’a affirmé lui-même et maintient qu’il n’a jamais vu de dépouille, ni de BOGANDA, ni de FAYAMA, ni de KANGALA, à Bangui, mais il se trouve que personne des trois familles n’a été conviée à faire la reconnaissance formelle des dépouilles, comme l’exigent le droit et la pratique. Pire, les trois familles ont été convoquées au tribunal de Bangui où des juges Blancs leur avaient rendu, intacts, les habits des trois héros censés avoir été tués dans l’explosion de leur avion à plus de cinq mille (5 000) mètres d’altitude. Aussi, je m’étais alors précipité chez le professeur en m’écriant : « mais, ils vous ont eus, ces Blancs vous ont eus, le président BOGANDA et ses deux compagnons ont donc été effectivement déportés : voyez-vous, non seulement leurs parents n’ont pas vu leur dépouille, mais, en plus, leurs habits et effets leur ont été rendus intacts, ce qui atteste qu’ils n’étaient pas dans l’avion tombé à BODA, mais dans un autre qui les avait conduits ailleurs.» Et, alors que je m’attendais, logiquement, à ce que le professeur soit surpris et étonné et qu’il me demandât de faire venir les trois familles pour qu’elles lui confirment elles-mêmes ce que je venais d’affirmer et qui était très grave afin qu’il prenne, en sa qualité de leader anticolonial et fidèle héritier de BOGANDA, les dispositions nécessaires pour faire éclater la vérité, c’est peine perdue : le professeur, aussi invraisemblable que cela puisse paraître, était resté imperturbable et s’est contenté de me fixer durablement, sans rien dire. Pire, le professeur n’a jamais voulu me donner le nom du gouverneur général de l’AEF, que je faisais semblant d’ignorer, car c’est ce dernier qui avait mis au point le « PLAN » de l’enlèvement sous forme d’accident d’avion. Un jour, il m’a dit, c’était le 28 mars 2007, que c’était Yvon BOURGES. Deux jours après, je m’étais rendu, le 30 mars 2007, chez le président ADAMA-TAMBOUX que je n’ai jamais rencontré en tête à tête. Cet ancien président de l’Assemblée nationale, par contre, a eu l’amabilité patriotique de répondre à toutes mes questions auxquelles le professeur n’a jamais voulu répondre. Ainsi, il m’a donné, entre autres, tous les noms des députés MESAN de BERBERATI, YOKADOUMA, KAGAMA et YERIMA, que je souhaitais aller rencontrer s’ils étaient encore en vie, le nom du président du MESAN d’alors, Evariste NGOCK, malheureusement décédé en novembre 2006 et, surtout, le nom du fameux gouverneur général de l’AEF qui commandait et la RCA, et le Tchad, et le Congo et le Gabon : il s’agit de…Pierre MESSMER, docteur en droit, sous lieutenant des tirailleurs sénégalais. De gouverneur général à Brazzaville, il fut nommé en février 1959 ministre des armées afin d’organiser, un mois plus tard, l’enlèvement et la déportation du Président BOGANDA dont il fut le collaborateur indirect à Brazzaville lorsque ce dernier était Président du Grand Conseil de l’A.E.F. Et son plan avait si bien réussi qu’il fut maintenu, dix (10) ans durant, à ce poste, jusqu’à la démission de Charles de Gaulle en 1969. Et, ce 30 mars 2007, en rentrant de chez le Président ADAMA-TAMBOUX (celui-là même qui avait promis livrer aux délégués du Dialogue national le secret de la mystérieuse disparition du Président BOGANDA, mais qui, le lendemain, ne tint pas ses promesses « parce que j’ai été menacé toute la nuit », avait-il déclaré) à 18h06, je m’étais arrêté chez le professeur GOUMBA aux côtés duquel je m’étais assis sur un canapé. Quand je lui avais dit, peu après, que je venais de chez ADAMA-TAMBOUX, il m’a répondu « comment ça » et « pourquoi faire » ? Et, Dieu m’est témoin que, quand je lui avais dit que « j’étais allé m’entretenir avec le président ADAMA-TAMBOUX sur BOGANDA pour mon livre et que l’on est resté de 09h45 à 17h45 », le professeur, pourtant très fatigué depuis 2005, s’était levé brutalement et s’était pratiquement mis à m’engueuler, pour la première fois de ma vie, ce 30 mars 2007. Et cela, inexorablement, m’a convaincu non pas de la déportation qu’il avait déjà avouée, mais qu’il était forcément complice, mais pas seulement DACKO, comme me l’avaient dit de nombreux témoins tant à Bangui, au Congo qu’en France. Et la traîtrise des Centrafricains, que les Français aiment manipuler en leur promettant le pouvoir, n’est pas prête de s’estomper. Pour ceux des partisans du professeur, ou ceux qui le soutiennent par tribalisme en s’attaquant à ma modeste personne, comme cet obscur professeur de WAKOMBO qui m’a traité de tout dans « LE CONFIDENT » du 06 décembre mais dont le nom n’est pas digne d’être cité ici, il faudrait qu’ils sachent, tous, que je n’ai jamais trahi le professeur, et c’est pour cela que la presse m’a toujours qualifié de « le plus goumbiste des goumbistes », mais ce n’est pas moi qui ai déclaré ou écrit que j’étais le « fils spirituel » du professeur. Si ce dernier était resté fidèle à BOGANDA comme je l’ai été avec lui, avec IDDI LALA, avec YANGONGO-BOGANDA, la RCA n’en serait pas là aujourd’hui. En outre, il conviendrait de noter que je n’ai pas annoncé la prochaine parution de mon livre en poignardant le professeur dans le dos, car je lui avais demandé, chez lui, le 28 mars 2007, que tous les deux l’on puisse écrire pour informer officiellement le chef de l’Etat de cette déportation. Mais il m’avait regardé longuement et fixement sans rien dire : ce qui signifie, bien entendu, un refus catégorique. Ensuite, j’ai proposé au professeur d’accepter que je le fasse seul à titre personnel : même réaction du professeur GOUMBA. Fallait-il alors ne rien dire après avoir découvert que le même BOGANDA que nous vénérons tous avait été enlevé et déporté et avait vécu vingt sept (27) ans, comme Nelson MANDELA, mais les chaînes aux pieds, 24h00 sur 24h00, les yeux crevés, passant son temps, selon un prêtre italien qui prétendait, en France, avoir été son aumônier, à prier, à jeûner et à pleurer, non pas sur son sort, mais sur celui de son pays et de son peuple ? Donc la déportation du président BOGANDA, de grâce, n’est pas une « THESE », mais une fuite provenant des autorités françaises, à l’époque où Jacques CHIRAC était Premier ministre de François MITTERRAND, à l’époque de la première cohabitation. Et mon enquête n’est qu’une précaution qu’il fallait prendre avant de révéler cette fuite. Et celle-ci a permis effectivement de découvrir que : 1) Personne n’a vu les dépouilles des trois héros de la nation le jour des obsèques à BANGUI, y compris le N.1 des Centrafricains, Abel GOUMBA, alors président du gouvernement par intérim qui le reconnaît, formellement; 2) Les familles n’ont pas été conviées à faire la reconnaissance formelle des dépouilles fictives, et cela, malgré leurs menaces de déclencher une guerre anti-française, mais avaient, par contre, été convoquées au tribunal environ une semaine après les obsèques où des juges Blancs leur avaient rendu, INTACTS, les effets et habits des « accidentés »; 3) Le professeur GOUMBA m’a affirmé, lui-même, qu’il n’était pas à l’enterrement à BOBANGUI le 03 avril 1959, et j’en avais déduit, logiquement, que c’est parce que le professeur savait que BOGANDA (dont il n’a jamais vu la dépouille à BANGUI, comme il le dit lui-même), n’était pas dans le cercueil qui, de surcroît, était scellé et surveillé de près par l’armée française, armée jusqu’au dents, au point qu’il n’a pas cru nécessaire d’aller à l’enterrement. Et pourquoi cette insupportable présence de l’armée française ? BOGANDA était-il un condamné à mort ? Et même lorsqu’il s’agit de condamnés à mort, tels MOKOA ou MAYOMOKOLA en RCA ou SADDAM HUSSEIN en Irak, Christian RANUCCI en France, l’on sait que leur dépouille a toujours été rendue à leur famille respective pour les enterrer elle-même ! 4) Aucun autre Président, prévenu par de Gaulle, n’était venu à cette mascarade : ni le président du Tchad, ni du Congo, ni du Gabon, alors qu’il s’agissait quand même du président du Grand Conseil de l’AEF ! Sans compter l’absence de tous les présidents de l’AOF, dont SENGHOR et HOUPHOUET-BOIGNY (le traître, le lèche-cu, comme disait BOGANDA, selon le ministre DOUZIMA); 5) La France n’en est pas à sa première déportation, mais à la dixième déportation d’un leader africain anticolonialiste : et il s’agit bel et bien de la France, la nation la plus maladivement colonialiste et donc esclavagiste du monde, et non de la Chine, des Etats-Unis, du Japon, de l’Allemagne, de la Belgique, de l’Afghanistan, de l’Algérie, de la Libye, du Zimbabwe, de Myanmar (Birmanie), du Pakistan ou de la Corée du nord : mais, faut-il le répéter, du pays de Charles de Gaulle avec, à l’époque, un gouvernement de droite, ce pays qui croit devoir donner des leçons de droit de l’homme aux autres. La déportation du Président BOGANDA et de ses deux compagnons est donc une réalité révélée par deux hommes d’Etat, du Congo et du Maroc, et je n’ai fait que vérifier la véracité de ces révélations : ce n’est donc pas une thèse. Et cette affaire, est une affaire strictement centrafricano-française et l’on doit éviter d’en faire une affaire centrafricano-centrafricaine. Aussi, pourquoi la France, pour faire amende honorable, ne lèverait–elle pas, tout simplement, le honteux « secret défense » de Charles de gaulle qui frappe depuis 1959 le rapport d’enquête de Maurice Bellonte, ce célèbre aviateur, mort en 1984, que le professeur Abel GOUMBA, dont on connaît l’intégrité et la rigueur, a toujours déclaré qu’il connaît et qu’il avait reçu en sa qualité de président du gouvernement par intérim en 1959 ? En tout cas, que l’on le veuille ou non, que l’on m’aime ou me déteste, une question, fondamentale, reste posée : « SI BOGANDA ETAIT VRAIMENT MORT LE 29 MARS 1959, SA DEPOUILLE TROUVEE PUIS ENTERREE, POURQOI NE PAS AVOIR AUTORISE SA FAMILLE A VOIR LE CORPS ET A L’ENTERRER ELLE-MEME SELON NOS TRADITIONS ? PIRE, POURQUOI « SECRET DEFENSE » ? Ne serait – il pas plus digne, pour la France, la nation la plus colonialiste du monde, la seule qui entretient encore des troupes d’occupation et de domination en Afrique, à la différence de la grande Bretagne, de la Belgique, de l’Espagne et du Portugal, de tout avouer et de payer à l’Etat centrafricain (avec 10% a reverser a chaque famille) les dix (10) milliards de dollars par déporté décédé et un (1) milliard de dollars seulement par déporté encore en vie comme le réclame ma fondation à l’Etat français ou encore les cinquante (50) milliards de dollars par déporté que proposent certains syndicalistes et des membres des organisations de défense des droits de l’homme ? Faut-il que notre jeunesse, dès lors que la France n’est habituée à ne comprendre que le langage de la violence, en viennent à faire comme nos frères arabes, à poser des bombes à Paris pour qu’elle se résolve à demander pardon et à rapatrier les dépouilles des déportés ? Par ailleurs, de sources concordantes, de nombreux compatriotes, des associations et même des partis politiques ont demandé la mise en place d’un « COMITE NATIONAL POUR LE TRIOMPHE DE LA VERITE DANS L’ENLEVEMENT ET LA DEPORTATION DU PRESIDENT BOGANDA ET DE SES DEUX COMPAGNONS, FAYAMA ET KANGALA », d’une part et, d’autre part, ce « COMITE » va organiser trois (3) nuits de veillée de prière suivies le lendemain, à chaque fois, d’une grande marche jusque devant l’ambassade de France pour exiger la levée du SECRET DEFENSE, notamment du 24 au 25 décembre 2007, du 18 au 19 janvier 2008 et du 15 au 16 février 2008. Et, si malgré tout la France persistait à ne pas lever le secret défense, si elle ne demande pas PARDON et ne rapatrie pas les dépouilles et/ou les survivants, la nation ne pourra que faire casser les trois tombes, le 29 mars 2008, devant les autorités judiciaires, avec l’accord des trois (3) familles, et va faire faire, le cas échéant, l’ADN des corps que l’on pourrait y trouver. Et ce test, selon ma Fondation et les familles des trois déportés, ne peut pas et ne se fera ni ici, ni en France. A cet effet, nous avons l’honneur de Vous prier de bien vouloir, d’une part, donner des instructions claires et fermes pour que Votre ministre de la communication, à qui nous avions adressé une demande restée vaine depuis le 04 décembre 2007, puisse lever l’interdiction d’organiser des débats sur la déportation du Président BOGANDA à la radio et à la télévision en nous autorisant à avoir accès aux médias d’Etat pour en informer la nation, notamment pour que les radios internationales puissent en parler, dont les radios RFI et AFRICA N.1; d’autre part, pour que la batterie d’avocats nationaux, africain et français que nous allons incessamment engager soit prise en charge par le budget de l’Etat, de même que les frais que vont occasionner la casse des trois fausses tombes et la réalisation du test ADN à l’étranger. Enfin, étant donné qu’un chef d’Etat dont l’anticolonialisme et le panafricanisme ne sont plus à démontrer est disposé à payer jusqu’à deux (2) millions de dollars à toute personne, quelle qu’elle soit, notamment d’anciens agents des services secrets français susceptibles de fournir des détails précis sur le lieu et les conditions de détention du Président BOGANDA et de ses deux compagnons, et éventuellement des photos ou des bandes vidéo, la Fondation compte lancer un appel international en ce sens et souhaiterait que l’Etat centrafricain soit associé, lui aussi, à cette campagne à hauteur de deux (2) millions de dollars lui aussi, question de responsabilité et de fierté nationale. Telle est, Excellence Monsieur le président de la République, la substance de cette lettre ouverte que j’ai cru nécessaire de Vous adresser à cet effet. / . Pour la Fondation Son Président Moammar BENGUE-BOSSIN
Par Moammar BENGUE-BOSSIN
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Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 13:48
FONDATION «PANAFRICAN UNION» POUR UNE AFRIQUE EN UN SEUL ETAT FEDERAL ET EN CINQ (5) ETATS FEDERES Tél. : (236) 75 50 80 30 / 75 05 47 20 Bangui (RCA) Bangui, 05 mai 2008 LETTRE OUVERTE A LA HAUTE ATTENTION DES HONORABLES DEPUTES DE LA NATION PALAIS DE L’ASSEMBLEE NATIONALE - BANGUI- OBJET : 1) copie de la lettre que la Fondation vient d’adresser au chef de l’Etat français pour demander la levée du secret défense relatif à l’enlèvement et à la déportation du président Barthélemy BOGANDA; 2) demande pour obtenir la présence physique du général Xavier Sylvestre YANGONGO lors du procès en diffamation qu’il nous a intenté et surtout pour que cette audience du Tribunal de Bangui soit radiodiffusée, au même titre que celle de janvier 2008 contre le journaliste Faustin BAMBOU poursuivi pour diffamation contre deux ministres; 3) soutien à la marche prévue pour le 12 août 2008 pour réclamer le rapatriement de la dépouille du Président BOGANDA, la libération du député Albert FAYAMA et de Prosper KANGALA. Honorables députés de la nation, Le jeudi 17 avril 2008, nous avons fait parvenir au palais de l’Elysée, siège de la présidence de la République française, à la très haute attention du chef de l’Etat français, la lettre ouverte ci-jointe relative à la déportation du président BOGANDA, de Albert FAYAMA et de Prosper KANGALA. Aussi, avons-nous l’honneur de saisir cette occasion pour vous demander, solennellement, au nom du peuple centrafricain dont la Fondation semble être, depuis deux (2) ans, le seul vrai défenseur, de soutenir cette demande et de prendre clairement et officiellement vos responsabilités, tant politiques, historiques que morales en exigeant du général François BOZIZE, président de la République, chef de l’Etat : 1) Qu’il ordonne au sieur Xavier Sylvestre YANGONGO, membre du cabinet présidentiel, d’être présent, personnellement, à l’audience du Tribunal correctionnel de Bangui où il nous a poursuivi, hypocritement, pour diffamation contre le Président BOGANDA, sur instruction, bien sûr, du chef de l’Etat et des autorités françaises. En effet, même le plus médiocre des avocats de n’importe quel pays sait très bien ce que c’est que la diffamation et, dans le cas de notre livre révélant l’enlèvement et la déportation du président BOGANDA, il est évident et incontestable que, qu’il y ait eu déportation ou non, il n y a nullement diffamation. Car, pour qu’il y ait celle-ci, il aurait fallu, par exemple, que l’on dise dans ce livre que le président BOGANDA avait fui ses responsabilités en organisant lui-même un simulacre d’accident pour se retirer de la vie politique, sur la pointe des pieds, suite aux nombreuses menaces de mort qu’il avait reçues, par écrit, début janvier 1959. En vérité, et vous en conviendrez avec nous, seuls la France et/ou les ayant droits du général de Gaulle et de ses proches collaborateurs sont fondés à prétendre qu’ils ont été diffamés, avec, dans ce cas, la charge juridique de nous apporter la preuve que le Président BOGANDA et ses deux compagnons étaient bel et bien morts le 29 mars 1959 : or, et on le voit, la France, jusqu’alors, a officiellement observé le silence, un silence lourd de significations qui peut être interprété soit comme du mépris à l’égard de notre pays qu’elle domine et opprime encore, soit comme un regret, une gêne. En effet, le général YANGONGO doit être présent, notamment, pour dire, enfin, au peuple, quels sont les trois membres de chacune des trois familles, au minimum, qui avaient vu les dépouilles des leurs et où sont leur certificat de décès respectif ! Il doit, par ailleurs, dire au peuple si les Congolais s’étaient entretués entre eux lorsque la déportation de André MATSOUA et le lieu de sa vraie tombe, en Guadeloupe, ont été révélés au peuple congolais en 1992 lors de la Conférence nationale souveraine à Brazzaville. Il doit, en outre, dire à la nation et à toute l’Afrique si les congolais de Kinshasa s’étaient attaqués, entre eux, en justice, pour diffamation, quand certains d’entre eux avaient acculé la Belgique jusqu’à ce qu’elle avoue la décapitation de l’illustre Patrice LUMUMBA, le père de l’indépendance de leur pays, le 17 janvier 1961. Le sieur Xavier Sylvestre YANGONGO doit aussi et surtout dire à la nation, dès lors qu’il prétend être le plus fidèle défenseur des idéaux de notre président fondateur, si c’est Alphonsine BOGANDA, Paul KONGA ou nous même qui avait détourné la pension de la veuve BOGANDA, née Michèle JOURDAIN. Et cela, parce que, lors du Dialogue national en 2003, l’entourage du Premier ministre d’alors nous avait remis un dossier sur cette affaire, notamment la copie de l’avant dernière lettre de cette veuve au professeur GOUMBA ainsi que la copie de certaines pièces comptables du Trésor public qui, après enquête, attestaient que tel individu, pour le moins ombrageux, avait, à plusieurs reprises, empoché la pension de la femme de notre Président fondateur contre la volonté de celle-ci et à son insu. Ce dossier, en effet, nous a été remis afin que le coupable soit dénoncé et pour qu’il vienne demander pardon, publiquement, solennellement : mais, considérant que c’était là une affaire purement familiale, sans intérêt pour la nation, nous avions classé ce dossier. Cependant, il est désormais temps d’en parler, devant Dieu, la nation et l’histoire. Ouvertement. Par ailleurs, le général YANGONGO ayant cru devoir faire publier lui-même ou par le biais de ses hommes de main que nous sommes un « politologue autoproclamé » et un « affabulateur démasqué », c’est l’occasion où jamais de venir contester que nous sommes titulaire d’une licence de droit obtenu à BRAZZAVILLE, d’une maîtrise de science politique de l’université PARIS X NANTERRE, d’un DEA de l’université PARIS I PANTHEON-SORBONNE et auteur d’une monumentale thèse de doctorat de science politique controversée préparée de 1991 à 1997, toujours à PARIS I, sous la direction de Philippe MARCHESIN. Il devra en outre dire en quoi nous sommes un affabulateur, en quoi nous sommes démasqué et, surtout, s’il n’est pas un général « autoproclamé », en précisant notamment les écoles d’officier où il a eu à étudier; 2) Qu’il cesse d’humilier la mémoire du Président BOGANDA qu’il a tout fait pour réduire à des considérations bassement familiales, notamment en essayant de faire croire que le procès en diffamation qui nous est intenté est l’œuvre de la famille BOGANDA et devrait être passé sous silence, sans diffusion en direct à la radio: peut-on, en ce sens, prétendre, raisonnablement, que l’arrestation de l’honorable Alphonsine BOGANDA, du Conseiller SILAKAMAKO et de nous-même était l’œuvre de la famille BOGANDA ? En tout état de cause, le peuple a suffisamment pris acte du mépris avec lequel le chef de l’Etat, pour qui nous avions beaucoup d’estime au point de le qualifier de général COURAGE, a cru devoir traiter l’affaire de la déportation du président BOGANDA, notamment en refusant de recevoir et d’écouter les vénérables veuves FAYAMA et KANGALA et l’honorable Alphonsine BOGANDA. Le chef de l’Etat a, en effet, insulté gravement la mémoire du Président BOGANDA de la manière la plus intolérable qui soit en poussant le général YANGONGO, membre de son cabinet qui ne peut donc agir sans autorisation, à porter plainte, non pas au nom de leur cabinet, afin de séduire la France, mais au nom de la famille BOGANDA. Mais de qui se moque-t-on, si ce n’est de la mémoire du Président BOGANDA? Honorables Députés de la nation, Très sérieusement, croyez-vous que le général YANGONGO, membre du cabinet présidentiel, peut-il se permettre d’humilier la mémoire du président BOGANDA, comme il le fait depuis décembre, sans l’autorisation formelle du chef de l’Etat et de l’ambassade de France à Bangui ? Surtout qu’il s’agit d’une affaire hautement politique et diplomatique que le peuple, ne vous y trompez point, suit avec la plus grande attention et un intérêt très particulier au point que ce procès ne peut pas et ne doit se tenir sans une retransmission directe à la radio? Faut-il, ici, rappeler que les leaders des syndicats, début janvier, avaient demandé au chef de l’Etat, lors d’une audience, de bien vouloir accepter de recevoir les veuves dont il est question ci-dessus, et en présence des témoins de l’histoire, en présence de monsieur YANGONGO et de nous-même ? Qu’est-ce que, en substance, le Président de la République leur avait répondu ? « Si BENGUE-BOSSIN a des preuves, il n’a qu’à les fournir, sinon il n’a qu’à se taire ». Et il a dû tenir les mêmes propos à ses plus proches collaborateurs. Et nos preuves, c’est notre livre à paraître, c’est notre opuscule que le même chef de l’Etat a cru devoir ordonner la saisie par la gendarmerie le 04 février 2008 : est-ce sérieux de demander des preuves et en même temps d’empêcher leur production ? Mais, honorables députés de la nation, si le chef de l’Etat était sincèrement convaincu que la version colonialiste des évènement du 29 mars 1959, imposée par la France depuis près de cinquante (50) ans et selon laquelle le Président fondateur de notre pays était mort dans un accident d’avion est la bonne, pourquoi garde-t-il le silence en manipulant le malheureux Xavier Sylvestre YANGONGO au lieu d’aller lui-même à la radio déclarer au peuple qui a soif de savoir, et il le sait, que la version coloniale française est et demeure vraie ? Pourquoi refuse-t-il le recours à un test ADN ? Pourquoi craint-il la retransmission en direct de ce procès ? Pourquoi ? Aussi, dès lors que le chef de l’Etat avait veillé à ce que le procès de Faustin BAMBOU, poursuivi pour diffamation contre deux de ses ministres soit radiodiffusé, il est évident que, le Président fondateur étant plus important que des ministres, l’affaire de sa déportation ayant un intérêt politique, diplomatique, historique et financier capital pour la nation, surtout que la Fondation, à la demande de l’exécutif, a porté plainte contre l’Etat français et a réclamé la somme de cent cinquante (150) milliards de dollars U.S., soit l’équivalent de quatre (4) années de recettes pétrolières de la Libye ou du Nigeria, vous avez le devoir d’exiger, fermement, du gouvernement, que le procès hypocrite en diffamation qui nous est imposé par le chef de l’Etat, par le biais de son ami le général YANGONGO, au nom du cabinet présidentiel, soit lui aussi radiodiffusé. Et, si le général BOZIZE venait à le refuser, ce serait une preuve supplémentaire qu’il ne fait que faire le jeu de la France qui cherche à tout prix à étouffer cette affaire, en ignorant que le 24 avril dernier, une dizaine d’avocats patriotes s’était, spontanément, constituée pour nous défendre, dans l’intérêt supérieur de la nation. Si le chef de l’Etat n’autorise pas la diffusion de ce procès en direct à la radio, ce serait la dernière preuve qu’il est coupable de haute trahison, d’intelligence avec puissance étrangère et de complicité de non assistance à personne en danger. Et, tôt ou tard, la nation lui demandera des comptes, à lui ou à ses ayants droit, devant le Tribunal de l’histoire; 3) Qu’il autorise l’organisation d’une marche pacifique d’ici le 12 août pour réclamer la levée du secret défense afin d’obtenir la libération du député Albert FAYAMA, de Prosper KANGALA ainsi que le rapatriement de la dépouille du Président BOGANDA. En effet, si le Président BOGANDA était mort, sa dépouille trouvée et enterrée, pourquoi le président de la République n’avait-il pas rejeté la recommandation du Dialogue national du 15 octobre 2003 relative à la poursuite de l’enquête sur sa mystérieuse disparition ? Pourquoi avait-il signé, de sa propre main, la lettre de mission relative à la relance de la commission VERITE ET RECONCILIATION chargée de poursuivre cette enquête ? Pourquoi n’a-t-il pas voulu nous recevoir, à la fin de l’enquête, pour prendre connaissance de notre rapport et, le cas échéant, pour mettre en place une commission d’enquête judiciaire puis une Commission d’enquête parlementaire afin de vérifier les résultats de notre enquête en écoutant tous les témoins que nous avons interrogés ? Honorables députés de la nation, Si le général BOZIZE a traité cette affaire avec mépris, ce n’est pas tant parce qu’il a peur des Français, comme d’aucuns le pensent, mais, tenez-vous bien, plutôt parce que c’est presque évident que c’est par tribalisme, c'est-à-dire parce que nous ne sommes pas de son ethnie, tout comme le Président BOGANDA. La preuve ? Les patriotes et les nationalistes, l’on n’en trouve pas qu’au sein de la Fondation, mais aussi dans l’entourage du chef de l’Etat. En effet, quelle que soit la dose de mauvaise foi de chacun de nous, personne ne peut raisonnablement nier que le ministre Francis BOZIZE est un patriote et que le ministre d’Etat NDOUTINGAÏ, pour ne citer que ces deux là, est un nationaliste, un anticolonialiste. Or, et vous en conviendrez avec nous, d’aucuns savent que, parce que le jeune ministre d’Etat DOUTINGAÏ ne cesse de défendre, bec et ongle, sans répit et sans complaisance, l’intérêt supérieur de la nation, notamment dans l’affaire qui avait opposé l’Etat aux sociétés françaises TOTAL puis AREVA, la Fondation l’a toujours soutenu, lui et le président de la Cour constitutionnelle, par patriotisme et au-delà de toutes autres considérations. Et cela, alors même que les autorités françaises, elles, n’ont cessé d’exiger que ce nationaliste soit chassé du gouvernement : mais de quel droit ? Et, bien sûr, le chef de l’Etat, dans cette affaire, a fait preuve d’un courage exceptionnel qui force respect et admiration, dès lors que, non seulement il n’a pas cédé aux injonctions françaises, mais il a promu ce jeune ministre aux finances avant d’en faire un ministre d’Etat. Récemment, ce jeune et admirable nationaliste a eu le courage de dénoncer, sur les ondes de la radio britannique BBC, la mainmise de la France et de ses entreprises sur l’économie de notre pays, sans être désavoué par le chef de l’Etat. Or, dans le cas de l’affaire de la déportation du Président BOGANDA, le chef de l’Etat, non seulement a refusé de la prendre en main mais, plus grave, il semble avoir pris faits et cause, totalement, clairement, pour la France, en nous persécutant. Aussi, serait-il exagéré de conclure, vu le soutien louable mais paradoxal du chef de l’Etat aux deux brillants anticolonialistes et nationalistes de son entourage cités ci-dessus, qu’en réalité, l’attitude du chef de l’Etat est plus motivée par des considérations tribalistes ou régionalistes que par la crainte de la France ? En effet, l’affaire BOGANDA, loin d’être les survivances d’un passé révolu et sans intérêt, est et demeure le moteur seul susceptible de faire renaître une conscience nationaliste collective capable de nous mobiliser, au-delà de toutes autres considérations, pour une indépendance nationale réelle et pour la formation des Etats-Unis d’Afrique latine sans lesquels notre pays qui n’a aucun poids sur la scène internationale va descendre, inexorablement, aux enfers, d’où le devoir de ne pas laisser la France étouffer ce ressort de libération nationale. C’est donc en ce sens que nous avons décidé de prendre le ministre de l’intérieur au mot car, la tension sociale avec les syndicats qu’il avait évoquée le 21 décembre 2007 pour suspendre, et non interdire, notre marche prévue pour le 25 décembre 2007 ayant pris fin, nous allons organiser une grande veillée de prière le 11 août 2008 et, le lendemain 12 août, la veille de l’anniversaire de l’indépendance nominale de 1960, nous allons organiser une grande marche pour réclamer la libération inconditionnelle de Albert FAYAMA et de Prosper KANGALA ainsi que la levée du secret défense et le rapatriement de la dépouille de notre Président fondateur bien aimé. Et cela, d’autant plus que le régime en place n’avait pas hésité, en février dernier, d’autoriser une marche de soutien au président tchadien IDRISS DEBY. Dans cette optique, nous vous demandons, au nom du peuple centrafricain qui vous a tous élus, de cesser avec la logique de lâcheté observée jusqu’à présent et de peser de tout votre poids, politiquement et financièrement, pour que cette veillée de prière et cette marche soient, à tout prix, un succès total. Honorables députés de la nation, nous saisissons enfin cette occasion pour vous informer qu’à la demande du pouvoir en place, nous avions déposé le 15 janvier 2008 une plainte contre l’Etat français pour réclamer, notamment, n’en déplaise au traître Xavier Sylvestre YANGONGO, la somme de cent cinquante (150) milliards de dollars U.S. à verser à l’Etat pour compenser le préjudice dû à cette odieuse déportation. Honorables députés de la nation, Comme si cette déportation n’était pas suffisamment grave, la France, encore elle, toujours elle, avait soudoyé la rébellion qui avait pris la ville de BIRAO le 31 octobre 2006 et, pour intervenir, la France a exigé et obtenu de l’Etat l’abandon des projets DE BEERS, URAMINES et de la cimenterie chinoise. Or, quatre (4) mois avant cela, nous avions informé les députés de la nation que vous êtes par une Note de douze (12) pages, le 23 juin 2006, avec copie au chef de l’Etat, pour vous prévenir de ce complot français. Certes, le chef de l’Etat, en recevant cette Note, nous avait envoyé monsieur ABDOU KARIM MECKASSOUA qui était alors son Directeur de cabinet, le 04 juillet 2006, pour nous en remercier mais aucune mesure n’a été prise pour pallier à cela. Et cela, malgré notre intervention radiotélévisée à ce sujet au palais de l’Assemblée nationale lors du Dialogue politique du 28 juillet 2006. Or, le très louable projet DE BEERS, dans la Convention signée et selon le ministre d’Etat DOUTINGAÏ sur la radio RFI le 21 mars 2006, c’est un (1) million de carats bruts par mois, soit douze (12) millions de carats bruts l’an, avec le carat à au moins cent cinquante mille (150 000) F CFA, soit des recettes d’exportation de plus de 1 800 milliards de F CFA l’an, soit plus de 3,6 milliards de dollars l’an, ce qui aurait permis de multiplier les salaires par quatre, comme en Guinée équatoriale en janvier 2000, passant de trois (3) à douze (12) milliards de F CFA le mois, et donc de trente six (36) à cent quarante quatre (144) milliards de F CFA l’an. Et même de multiplier, avec allégresse, le nombre des fonctionnaires par cinq (5), passant de vingt mille (20 000) à cent mille (100 000) agents, soit une masse salariale mensuelle de 120 milliards de F CFA le mois et donc de 720 milliards de F CFA l’an. Et cela, la France l’a empêché, de même que la construction de la cimenterie chinoise : n’avons-nous pas, aujourd’hui, le sac de ciment à 17 000 F CFA ? C’est insupportable ! Ainsi, honorables députés, la présence de monsieur YANGONGO à ce procès, sa diffusion en direct à la radio nationale, le succès de la veillée de prière et de la marche des 11 et 12 août 2008 sont donc, aujourd’hui, de votre responsabilité, tant politique, historique que morale. Et il vous revient, à vous, de l’exiger du chef de l’Etat. Sans complaisance. Et cela, au-delà de toutes considérations tribales et/ou partisanes. Telle est, honorables députés de la nation, la substance de cette lette ouverte que les dirigeants de la Fondation, de concert avec le Comité Ad Hoc, nous ont chargé de vous adresser./. Pour la Fondation Son Président Moammar BENGUE-BOSSIN
Par Moammar BENGUE-BOSSIN
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Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 13:45
Moammar BENGUE–BOSSIN -BANGUI- Bangui, le 27 novembre 2007 A Monsieur le Directeur de publication du quotidien « TOP CONTACT» - BANGUI- OBJET : DROIT DE REPONSE Monsieur le Directeur, Dans votre parution en date du 26 novembre 2007, le professeur Abel GOUMBA, ancien numéro deux du Président BOGANDA, avait cru devoir répondre à ce qu’il appelle « les déclarations de monsieur BENGUE BOSSIN » alors qu’il ne s’agit que de commentaires de la presse. Mais, avant de répondre à cette réponse, je voudrais rappeler ici que j’ai toujours eu beaucoup d’estime, de respect et d’admiration pour le professeur, alors Président du FPO/PT, et je ne l’ai jamais trahi, et cela, pour ses convictions de gauche, tout comme feus les docteurs Rodolphe IDDI LALA, vice président du FPO.PT et Barthélemy YANGONGO BOGANDA, ce frère bien aimé, un homme de très grande culture, qui fut mon professeur à Brazzaville, moi et mon collègue Martial BETI MARACE, l’ancien ministre de PATASSE, lorsque nous étions en 3è année de droit à BAYARDELLE. Je n’ai jamais trahi mes amis, surtout en politique. Le problème, c’est que tout porte à croire que ce n’est pas DACKO seul qui avait trahi le Président BOGANDA, comme je l’ai longtemps cru et, vous en conviendrez avec moi que, si c’était le cas, l’intérêt supérieur de la nation me commande, dans mon livre, de le révéler afin que les générations, actuelle et future, puissent faire attention, car ce qui a tué ce pays, c’est le fait de ses fils de se trahir mutuellement aux Français dans la quête du pouvoir. Ceci dit, l’objet de mon livre et son essence, comme l’a publié votre journal sous la plume de DENAMBONA et de MOKOGON qui me connaissent de longue date, ce n’est pas de m’en prendre à DACKO ou au professeur GOUMBA qui, de toute façon, n’a plus rien à perdre, mais de révéler aux Centrafricains que LE PRESIDENT BOGANDA (ET DIEU M’EST TEMOIN, ET JE VAIS LE PROUVER) N’ETAIT PAS MORT DANS UN ACCIDENT D’AVION LE 29 MARS 1959. En effet, convaincus qu’il était communiste dans un contexte de guerre froide, les colons de la RCA, tout puissants à la chambre de commerce de Bangui, sous l’impulsion de René MALBRANT qui détestait mortellement le président, avait convaincu le gouverneur Paul BORDIER puis le gouverneur général de l’AEF, Pierre MESSMER, qu’il fallait tuer le fondateur de la RCA. Et, dès que de Gaulle, qui était revenu au pouvoir en juin 1958 (comme président du Conseil, c'est-à-dire Premier ministre) après son coup d’Etat constitutionnel, avait réussi à se faire élire Président de la République par un collège électoral de 80 000 électeurs, en janvier 1959, il avait aussitôt convoqué en février 1959 la première réunion du Conseil exécutif de la Communauté qui regroupait le président français et les présidents de gouvernement des pays d’Afrique noire membres de cette fédération déséquilibrée et néocolonialiste. A l’issue de ce sommet, de Gaulle avait décidé d’écarter BOGANDA au profit de DACKO, faible, docile et malléable à volonté. Le problème, c’est que le MESAN était imbattable et BOGANDA très populaire, d’où le projet de le tuer, physiquement, comme UM NYOBE, NGOUABI et SANKARA beaucoup plus tard. Seulement, il se trouve que BOGANDA était abbé et, lorsqu’il était arrivé comme député à Paris pour la première fois en 1946, le Nonce apostolique d’alors (ambassadeur du Pape en France) était un monseigneur italien nommé Angelo Giuseppe RONCALLI. En fréquentant souvent ce dernier qui l’appréciait beaucoup, BOGANDA était devenu son ami et, début 1958, cet italien devint cardinal et, en octobre 1958, quand le pape PIE XII avait rendu son dernier souffle, comme par hasard, c’est RONCALLI, l’ami de BOGANDA, qui était élu pape et il prît le nom de JEAN XXIII. Et, étant donné que les grandes puissances se consultent lorsqu’elles doivent prendre de graves décisions, le général de Gaulle fut obligé de saisir le Vatican avant de demander à ses services secrets de tuer le fondateur de la RCA. Mais le pape, humain et humaniste, s’y opposa, fermement. C’est alors que MESSMER, gouverneur général de l’AEF à Brazzaville, docteur en droit, sous lieutenant des tirailleurs sénégalais (c'est-à-dire qu’il a eu à commander pendant son service militaire, durant la 2è guerre mondiale, les soldats venus d’Afrique noire) proposa à de Gaulle, de « faire comme d’habitude », c'est-à-dire de faire arrêter et déporter le leader du MESAN. Mais, là encore, il y a problème, car BOGANDA étant très populaire, l’arrêter reviendrait à soulever tout le peuple. Aussi, MESSMER qui a vécu à Brazzaville au même moment que BOGANDA et qui le connaissait bien proposa le plan diabolique de son enlèvement et de sa déportation grâce à un pseudo accident d’avion avec deux avions du même modèle et portant la même immatriculation. Ainsi, lors du coup d’Etat du 29 mars 1959 qui n’est pas très différent de celui de septembre 1979, toujours pour placer au pouvoir DACKO, le premier avion, disons l’avion « A », de la compagnie « AIR France », un Nord Atlas immatriculé « 2502 FBGZB » avait déposé le président BOGANDA à BERBERATI vers 07h00 du matin puis, avait continué à Brazzaville, au Congo, via le Cameroun, et était revenu attendre dans le nord du Congo, à OUESSO. A 14h00, c’est un autre avion, l’avion « B », un Nord Atlas aussi, de la compagnie « UAT » (qui deviendra « UTA ») qui était venu, de Brazzaville, le prendre, avec ses compagnons de lutte FAYAMA et KANGALA. Et, dès que le président était monté à bord, bien après FAYAMA et KANGALA, selon divers témoins dont madame Ephrasie KANGALA, « contrairement à ce qui se fait d’habitude, a – t elle dit, la portière s’est aussitôt fermée et l’avion, sans attendre, ce qui était curieux, s’était mis à rouler et, au lieu de faire demi tour, de revenir en bolide pour décoller, comme d’habitude, l’avion, au contraire, continua tout droit et, en bout de piste, décolla aussitôt ». Quand la version officielle, comme l’a repris naïvement l’historien Maurice SARAGBA, prétend que « c’est en bout de piste que le pilote, Henri VILLEMIN, parce que jeune et sans expérience, s’était arrêté et avait pris un colis que lui tendait un inconnu et que ce paquet était en fait une bombe qui allait exploser en plein vol, 15 mn après », cela me force à esquisser un sourire, moqueur. Et il est assez paradoxal que ceux qui me parlent de « science » et de « preuves irréfutables » que je devrais leur fournir puissent accepter de telles versions, pour le moins puériles, simplement parce que c’est « officiel », comme si tout ce qui est officiel est scientifique et irréfutable. A peine quinze (15) minutes plus tard, l’appareil coupa toute communication avec la Tour de contrôle (je ne savais pas, je n’ai jamais su que le « central » des télécommunications écoute habituellement les communications des avions avec la Tour de contrôle, et c’est cette enquête qui m’a permis de le découvrir car le frère à la femme du cousin de FAYAMA travaillait au « central téléphonique » de LAKOUANGA et avait suivi, de son poste d’écoute, la coupure de la communication de l’avion vers 14h15 avec la Tour de contrôle, sans le « BOUM » indiquant une explosion et, quelques minutes plus tard, les Français étaient venus chasser tous les Noirs et s’étaient installés au poste d’écoute eux-mêmes et, le soir, ce témoin était allé le signaler ce 29 mars 1959 à ce cousin de FAYAMA à LAKOUANGA, vers 19h30, avant la tombée de la pluie). Dans l’avion « B » où avait pris place le président, dès cet instant, les cinq (5) soldats de l’armée française affectés au « service 7 » du département « ACTION » du SDECE, les services secrets français, surgir, les uns de la cabine de pilotage, d’autres de l’arrière de l’aéronef et procédèrent, brutalement, à l’arrestation du président, car ils savaient qu’il était armé d’un revolver. Puis, ils demandèrent, avant l’atterrissage, à ce dernier, à FAYAMA et à KANGALA de se déshabiller et de mettre des uniformes de soldats prisonniers et de ranger leurs affaires « qui seront remis, auraient dit leurs ravisseurs, à leur avocat commis d’office qui va les remettre à leur famille respective ». Il est évident qu’en leur parlant d’avocat, ils ne pouvaient point se douter qu’ils étaient enlevés pour toujours, mais qu’ils étaient simplement arrêtés et seraient jugés, publiquement. Et cette version est de source française. Entre temps, quinze (15) minutes après le décollage de l’avion « B » dans lequel se trouvait le président, l’avion « A » qui attendait à OUESSO, dans le nord du Congo avait reçu le signal qu’il attendait et décolla aussitôt, avec à bord tout le décors nécessaire, dont des cadavres de prisonniers du Congo. Arrivés près de BODA, le pilote et le mécanicien, tous des officiers de l’armée de l’air française affectés au service secret, avaient sauté en parachute, l’un d’eux avait appuyé sur un détonateur et la bombe (« explosif de faible décharge placé à l’avant des commandes de l’appareil », selon le rapport de l’inspection de l’aviation civile que le professeur GOUMBA ne m’a remis qu’en mars 2007) qui était à bord explosa et fit tomber, naturellement, l’appareil « A » alors que le président BOGANDA, lui, se trouvait à bord de l’appareil « B » qui, après plus de trente (30) minutes de vol, en ce moment là, était en train de survoler, probablement, le nord de la RCA, en état d’arrestation. Arrivé à BLIDA, en Algérie, via Fort Lamy (Ndjaména) ou Niamey ( Niger), les prisonniers furent débarqués et, les Blancs à bord, dont Michel DUPLESSIS, le directeur de la Banque commerciale de BERBERATI, Fernand SENEZ, un agent secret prétendument expulsé du Congo par YOULOU et récupéré par le président BOGANDA comme Attaché de presse (directeur de l’information), le pilote (Henri VILLEMIN, faux nom), le mécanicien (Jean ESPENON, faux nom également) et Jacques Henri STORA (l’opérateur radio, faux nom aussi) furent convoyés ailleurs, probablement à la Guyane, selon ma source française, où ils demeurèrent coupés de tous durant six (6) mois, le temps que les média cessent de parler du pseudo accident, avant d’être libérés et affectés ailleurs, avec de nouvelles identités, avec interdiction de se rendre en Afrique durant trente (30)ans. Pendant ce temps, le président BOGANDA et ses deux compagnons allaient être convoyés, quant à eux, aux Antilles, et leurs effets furent convoyés par avion militaire discrètement à Bangui où ils furent remis au gouverneur Paul BORDIER qui, à son tour, les fît remettre par la gendarmerie à des juges Blancs du parquet (tribunal) de Bangui. C’est ainsi que madame BOGANDA fut convoquée au tribunal, avec les parents du Président, environ une semaine après les obsèques (qui eurent lieu le 03 avril 1959) et le costume du Président, non déchiré, non froissé et non maculé de sang lui fut remis, de même que son pistolet, sa montre et son stylo qui se trouve au musée BOGANDA. Son costume en question a été visité, plus tard, chez madame BOGANDA, à Saint – Cloud, dans la banlieue de Paris par de nombreux témoins, nationaux et étrangers dont une religieuse catholique, madame LOGBAMA, qui soutient qu’elle était chez mme BOGANDA, ce jour là, en 1997, avec l’abbé de Bonville, que Catherine, la dernière fille de BOGANDA, était absente, mais que Agnès, sa grande sœur, qui vit encore, elle aussi, était là. L’honorable Alphonsine BOGANDA, elle aussi, vit encore, soutient que « aucun membre de sa famille n’avait vu le corps du président », elle est formelle et elle aussi a signé le mercredi 14 novembre 2007 le PROGRAMME D’ACTION DE MA FONDATION EN FAVEUR DE MANIFESTATIONS POUR LA LEVEE DU SECRET DEFENSE. De même, les parents de FAYAMA, dont Jean-Bedel BOKASSA, alors brillant capitaine dans l’armée française, ont été convoqués et on leur avait rendu, au tribunal, les effets du député disparu dont son costume, non déchiré, non froissé et non maculé de sang. Son épouse, madame Julienne KANGALA, vit encore, elle est formelle là-dessus et elle aussi a signé le mercredi 14 novembre 2007 le PROGRAMME D’ACTION DE MA FONDATION EN FAVEUR DE MANIFESTATIONS POUR LA LEVEE DU SECRET DEFENSE. Enfin, madame KANGALA, institutrice qui avait à l’époque 24 ans, avait été elle aussi convoquée au tribunal de Bangui, accompagnée de Gaston KANGALA, lui aussi instituteur, frère aîné de l’adjoint au maire disparu et on lui avait rendu les habits de son mari non déchirés, non froissés, non maculés de sang ainsi que les trente mille (30 000) F CFA qu’il avait mis à part dans une poche intérieure de sa veste et destinés à payer une amende pour obtenir la libération de sa mère arrêtée au commissariat de LAKOUANGA pour production et vente de NGBAKO. Madame KANGALA, elle aussi, vit encore, elle est formelle et elle aussi a signé le mercredi 14 novembre 2007 le PROGRAMME D’ACTION DE MA FONDATION EN FAVEUR DE MANIFESTATIONS POUR LA LEVEE DU SECRET DEFENSE. Puisque MAKA GBOSSOKOTTO a cru devoir affirmer, devant moi, que la seule preuve qu’il peut accepter de moi c’est la photo de BOGANDA décédé en 1986, il oublie qu’en disant cela, il ne fait que me donner raison dans la mesure où il n’existe curieusement aucune photo de la dépouille du Président BOGANDA de 1959, alors même que son corps (selon la version mensongère imposée par les services secrets, et même selon un faux acte de décès qu’ils auraient établi), était censé avoir été trouvé, ramené à Bangui, dévêtu, nettoyé donc et re-habillé avant d’être enterré, et cela, sans être photographié, alors qu’il était président et avait un service de presse dirigé par un certain MAMALEPI. Même le très sérieux Marcel DOUZIMA, le ministre de l’agriculture de l’illustre disparu, est formel : non seulement il n’a jamais vu de corps, mais, jamais de photo non plus. Alors, pourquoi n’avait-on pas, pour un Président, pris de photo si le président avait le corps intact, avec seulement les deux jambes cassées, une légère blessure au front et la poitrine, côté droit, cassée, comme mentionné sur ce faux acte de décès fournit en 1992, selon son détenteur ? Si ce n’est que cela les dommages corporels qu’aurait eus le président, il est évident que c’est moins grave que pour certains accidents de la route et, logiquement, le corps aurait dû être exposé à sa famille et au public. Et si son corps n’a pas été exposé, c’est parce que les rumeurs tenaces de l’époque selon lesquelles sa dépouille n’a pas été trouvée sont fondées, non pas parce qu’il aurait des pouvoirs surnaturels comme l’a répandu le président DACKO, mais, d’un point de vue strictement logique et rationnel, simplement parce qu’il n’était pas du tout dans cet avion saboté. Mieux, si le président était dans l’avion « A »qui avait explosé, non seulement il aurait été complètement déchiqueté par l’explosion, mais ses habits n’auraient pu être restitués sans être maculés de sang et surtout sans être déchirés. Quelle que soit la dose de mauvaise foi de qui que ce soit dans cette affaire, il est évident que le président n’était pas dans l’avion qui a explosé près de BODA, tout comme FAYAMA, KANGALA et c’est justement pourquoi le rapport de Maurice BELLONTE a été classé « secret défense » par Charles de Gaulle en conseil des ministres, comme l’a écrit Philippe DECRAENE du ministère français des affaires étrangères que le professeur GOUMBA reconnaît être un de ses amis. Mieux, le professeur reconnaît qu’il connaît Maurice BELLONTE dont le rapport d’enquête a été classé secret défense, qu’il l’avait reçu comme président par intérim quand il était venu pour son enquête peu après le pseudo accident. ALORS, POURQUOI LE PROFESSEUR N’A-T-IL JAMAIS EXPLIQUE AU PEUPLE QUE DE GAULLE A CLASSE L’AFFAIRE BOGANDA « SECRET DEFENSE » ? ET POURQUOI N’A-T-IL JAMAIS EU A DEMANDER LA LEVEE DE CE SECRET? Le professeur, lors de la présentation de son livre le 13 janvier 2007 à l’hôtel « OUBANGUI » où j’étais absent, n’avait-il pas déclaré dans son discours liminaire dont il m’a remis copie plus tard, « que beaucoup de compatriotes ne croient pas à la thèse de l’accident, que les autorités françaises ont fixé un délai de trente (30) ans pour lever le secret défense » et que, ce délai étant dépassé en 1989 (année de l’enlèvement de Bertrand SOUALAKPE, le fils du président BOGANDA porté disparu et déclaré mort sans que personne n’ait vu son corps alors qu’il avait découvert la déportation de son père), « les autorités françaises ont fixé ce délai à nouveau à cinquante (50)ans », avant d’ajouter que « 50 ans, c’est en 2009, dans deux ans, ce qui est court, et qu’il faut attendre » ? Ainsi, avec cette version des faits, le secret des deux avions Nord Atlas, soufflé par deux chefs d’Etat africain, dont HASSAN II du Maroc qu président KOLINGBA en 1986, l’on comprend aisément pourquoi les habits des victimes n’étaient pas « bousillés » par l’explosion de la bombe dans l’avion où ils étaient censés avoir pris place. De même, l’on comprend, des propres aveux du professeur GOUMBA, pourquoi DACKO, resté à BOBANGUI le 30 mars 1959 pour calmer les habitants révoltés (qui exigeaient de voir les dépouilles avant de laisser passer le cortège funèbre lorsqu’il va arriver) lui avait envoyé un messager pour lui demander d’attendre la nuit avant de quitter le lieu du crash, près de BODA, afin de ne traverser cette localité que la nuit. Mieux, l’on comprend aisément alors pourquoi DACKO, encore lui, toujours lui, selon le professeur GOUMBA et selon ADAMA –TAMBOUX aussi, son ministre de l’intérieur (DACKO) était venu attendre le cortège à M’BAÏKI à la tombée de la nuit et avait conseillé au professeur qui était à la tête du cortège des officiels et de l’armée française d’éviter BOBANGUI où les habitants exigeaient de voir les corps et de bifurquer vers la droite, en passant par BOUCHIA, pour atteindre PISSA et continuer sur Bangui. Et cela, par ce qu’il n y avait, évidemment, ni BOGANDA, ni FAYAMA, ni KANGALA, dans un cercueil quelconque. Et, cette supercherie, jusqu’en mars 2007, j’osais croire que le professeur GOUMBA ne le savait pas, et que seul DACKO avait trahi BOGANDA, et cela, jusqu’au jour où, alors que le professeur nous a toujours dit que le Steawart, Gabriel MINNYEMECK, était un Blanc, un Français originaire d’Europe de l’est et que son corps était le dernier des neuf que l’on était alors en train de sortir de l’avion, j’ai découvert, dans mes recherches, une personnalité africaine qui vit encore et qui est formelle : « MINNYEMECK, selon cette personnalité très sérieuse, n’était pas un Blanc, mais un Noir, un « BASSA » du Cameroun que cette personnalité avait enseigné et il avait alors 25 ans, en 1959. J’ai alors dit au professeur que cette personnalité était si formelle qu’elle était prête pour une confrontation avec lui. C’est alors que le professeur m’avait dit qu’il s’était probablement trompé. Je lui fit alors savoir que le corps qu’il a toujours affirmé à tout le monde avoir vu et reconnu, sur les lieux du crash, étendu avec sept (7) autres alors que l’on était en train d’extraire celui du steawart, à une ou deux heures du matin, dans la nuit du 29 au 30 mars 1959, n’était donc pas celui du président BOGANDA, avec le bas ventre ouvert et une blessure assez légère au front. Car, si c’était le cas, c'est-à-dire s’il avait pu reconnaître le corps de BOGANDA, un individu unique, il aurait pu, il aurait dû faire la différence, plus facilement et plus correctement, entre deux genres, entre un Blanc et un Noir, en ce qui concerne le steawart camerounais. D’où la très forte tentation de conclure que certaines des confidences de certains témoins, notamment français, affirmant que le professeur était à Brazzaville, du 27 au 29 mars 1959 (je ne parle pas, comme le professeur l’a fait dans « LE DEMOCRATE » du 16 novembre 2007 de son voyage du 15 au 16 février, non, mais de celui du 27 au 29 mars 1959) en consultation où il a été reçu par Jacques FOCCART, envoyé spécial de Charles de Gaulle, et cela, en présence du Haut commissaire Yvon BOURGES qui assurait l’intérim du gouverneur général Pierre MESSMER nommé ministre de la défense un mois plus tôt. Mais la suspicion était tombé en mars dernier sur le professeur, par ailleurs, parce qu’il n’a jamais voulu me dire le nom du gouverneur général de l’AEF, MESSMER, le moteur du coup d’Etat contre BOGANDA, alors même que je savais, il a toujours prétendu que c’était BOURGES. A cette question piège, ADAMA –TAMBOUX, lui, avait tout de suite, après à peine dix secondes, répondu que c’était « MESSMER », avant d’ajouter ceci : « mais il a été nommé à de hautes fonctions, je ne sais plus lesquelles ». Bravo, me suis dit intérieurement, il est sincère et certainement innocent. Toutefois, le professeur m’a toujours dit, depuis des années, que quand les corps étaient arrivés à Bangui, il n’a jamais vu celui du Président, ni de FAYAMA et encore moins de FAYAMA. Et, si le peuple ne s’était jamais battu pour obtenir la libération des trois déportés comme pour Ahmed BEN BELLA en Algérie, Habib BOURGUIBA en Tunisie et Mohamed V au Maroc, c’est parce que le peuple ignorait leur déportation que DACKO et GOUMBA savaient et avaient caché à nos populations traumatisées. Et s’ils l’ont tue, cette déportation, c’est bien parce que les Français avaient abusé de leur jeune âge en promettant le pouvoir et à DACKO (29 ans en 1959) et au professeur (33 ans en 1959). Et je n’ai cru à cette révélation faite à la fois par des Français et des Africains en vingt (20) ans d’enquête que parce que, une fois que la déportation longtemps cachée a été reconnue en mars 2007 par le professeur GOUMBA puis par ADAMA – TAMBOUX qui, lui, semble innocent, j’avais alors demandé au professeur ce qu’il était parti faire à Brazzaville du 27 au 29 mars 1959 et, alors qu’il a toujours dit à tous qu’il était à Brazzaville et n’était rentré que le 29 mars vers 10h00, conscient que la déportation étant établie et reconnue je pourrais éventuellement établir un lien, le professeur, ce jour 28 mars 2007, se tint la tête et me dit « qu’il ne sait plus s’il était revenu ce jour de Brazzaville, de France ou d’ailleurs ». Alors, je n’avais pas insisté, prenant cela pour un aveu, comme je l’ai écrit dans mon livre et comme la presse l’avait repris. Et, quand le professeur vous a écrit, monsieur le Directeur de publication, c’était, normalement, pour me démentir, comme certains ont cru devoir le lui conseiller. Or, s’il est évident que je reste seul responsable de mes écrits, comme il l’a écrit, il se trouve, cependant, que : 1) Quand le professeur a écrit, je cite : « JE N’AI JAMAIS ETE CONTRAINT PAR QUI QUE CE SOIT DE DIRE QUE BOGANDA EST MORT (PUISQU’IL NE L’ETAIT PAS) », en ouvrant puis en fermant ainsi une parenthèse, il est évident que, au lieu de me démentir, IL A PLUTOT EU, ENFIN, LE COURAGE D’AVOUER, PUBLIQUEMENT, QUE LE PRESIDENT BOGANDA N’EST PAS MORT DANS UN ACCIDENT D’AVION LE 29 MARS 1959. Pour ce courage, je ne puis que rendre hommage au professeur. Et c’est aussi le courage que mon frère et ami, monsieur X, l’un de nos rares ministres qui ont des résultats probants, qui m’avait traité amicalement de « fou » dans son bureau où il m’avait invité à discuter de cette affaire le lundi 12 novembre 2007, avait eu, en m’appelant de Paris le vendredi dernier 16 novembre vers 15h10, pour s’excuser de ne pas m’avoir cru et pour m’informer que les officiels français qui sont allés à son hôtel échanger avec la délégation de notre pays qui a précédé la venue du chef de l’Etat leur ont dit «que la thèse de BENGUE–BOSSIN sur la déportation de BOGANDA qu’ils ont lue sur l’Internet était fondée ». De la part des Français, un tel aveux, assez rapide, m’a paru suspect mais n’a fait que forcer mon respect, en me rappelant ainsi que SARKOZY, ce n’est pas de Gaulle et MESSMER. De la part d’un ministre centrafricain, ce coup de fil de PARDON atteste d’une honnêteté intellectuelle et d’une telle humilité, particulièrement rares dans ce pays que, plus que jamais, ce frère mériterait, de ma part, un très profond respect, davantage que par le passé, quand bien même les gens se permettent, à tort, bien sûr, de le taxer, souvent, de « fou », comme ils osent me taxer, moi-même. Enfin, toujours à propos du droit de réponse du professeur que vous avez publié, si c’était pour me démentir, il aurait dû écrire quelque chose de clair du genre : « Nous, professeur Abel GOUMBA, président du gouvernement de la RCA par intérim, affirmons, solennellement et clairement, ici, que le président BOGANDA était bel et bien mort dans un accident d’avion le 29 mars 1959, que son corps a été retrouvé, que je suis de ceux qui ont reconnu sa dépouille et que les propos contraires contenus dans le livre de Moammar BENGUE BOSSIN, en cours de parution en France, et annoncé par la presse locale sont purement contraires à la vérité ». Au lieu de cela, ce qui l’aurait diminué et compromis, il a plutôt affirmé (je ne fais que l’interpréter, et correctement) que « le président BOGANDA n’était pas mort le 29 mars 1959 et que personne ne l’avait contraint à dire que le président était mort ». Alors, si le président n’était pas mort, dès lors que sa famille, son gouvernement et son peuple ne l’ont pas revu depuis ce pseudo accident, il est évident qu’il est donc « PORTE DISPARU » et donc « DEPORTE ». Peut-on encore en douter après le très courageux, public et solennel aveux du professeur dans vos colonnes ? C’est dire que le professeur n’a pas eu, avec son droit de réponse, pour objectif de prétendre que le président était mort le 29 mars 1959, non. Pour lui, que j’interprète de nouveau, car d’aucuns affirment, comme Marcel DJIMASSE, son ancien ministre directeur de cabinet à la primature, ne pas comprendre ce qu’il a voulu dire dans les colonnes du « DEMOCRATE » du 16 novembre 2007 ; pour le professeur GOUMBA donc : 1) « BENGUE –BOSSIN a parfaitement raison d’affirmer que BOGANDA n’était pas mort le 29 mars 1959 dans un accident d’avion, car c’est la vérité »; 2) « Par contre, BENGUE –BOSSIN a tort d’affirmer que les Français m’ont contraint à Brazzaville de dire que BOGANDA est mort». Mais là encore, il faudrait relever que je n’ai pas écrit « que le professeur a été contraint », non, mais « qu’il a été chargé, par les Français, à Brazzaville, de dire qu’il a vu le corps du président, en contrepartie de quoi le pouvoir lui reviendrait ». Mais cela ne vient pas de moi, mais plutôt des confidences tant de nationaux que de Français qui ont requis l’anonymat. Mais cela vient aussi de la raison et du bon sens, car comment se taire durant quarante huit (48) ans, en sa qualité de chef du gouvernement par intérim de l’époque, alors même qu’il n’avait pas vu la dépouille du président, surtout pas à Bangui, comme il l’a toujours honnêtement affirmé ? Pourquoi alors n’avait-il pas, dans son discours lors des obsèques devant l’Assemblée territoriale devenue le palais de justice de Bangui, le 03 avril 1959, dénoncé cette escroquerie ? Serait-il, dans ces conditions, exagéré de le soupçonner de complicité de déportation ? De toute façon, la Fondation et les trois familles ont prévu, dans le PROGRAMME D’ACTION DU 14 NOVEMBRE 2007 QU’ELLES ONT ADOPTE ET SIGNE, DE SAISIR LA JUSTICE, AUX FRAIS DE L’ETAT, BIEN SUR, POUR QUE LES TROIS HEROS SOIENT DECLARES « PORTES DISPARUS » et non pas « MORTS ». Je tiens d’ailleurs à préciser, à ce propos, que lorsque le professeur avait enfin avoué la déportation face aux trente cinq (35) éléments de preuves dont je dispose, je lui avais demandé, le 28 mars, chez lui, pourquoi ne faudrait–il pas écrire au chef de l’Etat pour l’en informer? Peut–il le nier ? Il s’était alors contenté de me regarder longuement et fixement. Je l’avais bel et bien compris : aussi, je lui avais ensuite demandé si je pouvais en informer le chef de l’Etat sans mentionner que c’était de la part de nous deux, mais de moi tout seul ? Toujours aucune réponse : dès lors, comment ne pas comprendre qu’il voulait continuer, malgré tout, à taire cette déportation, ce qui implique qu’il fut, comme DACKO, complice des Français, comme d’autres l’ont fait en 1979 en trahissant BOKASSA aux mêmes Français ? Voyez-vous monsieur le Directeur de publication, dans le droit de réponse qu’il vous avait adressé, le professeur nous parle de son voyage au Congo du 15 février 1959, alors qu’il s’agit, dans mon livre, plutôt de son voyage effectué un mois et demi plus tard, du 27 au 29 mars 1959 et lors duquel Jacques FOCCART (l’homme de main de Charles de Gaulle qui avait, jusqu’en 1981, organisé mille et un coups d’Etat et assassinants politiques en Afrique noire francophone) l’aurait reçu, selon mes sources africaines et françaises, en présence de Yvon BOURGES, le haut commissaire qui assurait l’intérim du gouverneur général, Pierre MESSMER, nommé un mois plus tôt ministre des armées pour organiser ce coup d’Etat. Lors de cette audience, il aurait été annoncé au professeur, juste pour l’obliger à fermer les yeux sur cette déportation, que c’était à lui que reviendrait le pouvoir et qu’il avait intérêt à dire, le moment venu, qu’il avait bel et bien vu la dépouille du président BOGANDA. Autrement, comment comprendre qu’il se soit tu, lui et DACKO, alors qu’ils n’ont pas vu de corps et surtout en sachant, jusqu’en 1986, que BOGANDA, le pauvre, qui les avait pourtant élevés, lui et DACKO, vivait depuis vingt sept (27) ans les chaînes aux pieds ? Et cette déportation avait si bien réussi, grâce au précieux concours de DACKO et du professeur que, pour remercier MESSMER de son génie, de Gaulle le garda pendant toute sa présidence (1959 à 1969) au poste de ministre des armées, mais aussi et surtout pour mieux conserver le secret de cette honteuse déportation. Autrement, comment le professeur peut-il expliquer que de Gaulle ait pu délaisser les hommes politiques de l’époque, en France, assez exigeants et actifs, pour venir chercher en Afrique un sombre gouverneur, simple haut fonctionnaire, qu’il nomma ministre des armées et qu’il garda à ce poste de 1959 à sa démission en 1969, longévité ministérielle extraordinaire et unique en France (10 ans) et stabilité tout aussi extraordinaire et unique (car malgré les nombreux remaniements ministériels, MESSMER n’a jamais été, à aucun moment, affecté à un autre ministère, de 1959 à 1969). Par ailleurs, peut-on oser écrire que le président BOGANDA, et donc la RCA, a été victime d’un malheureux concours de circonstances, en soutenant que, si c’était la gauche (qui avait initié le début de la décolonisation, avec la Loi-cadre et la mise en place des premiers Conseils de gouvernement) qui était restée au pouvoir, si c’était la gauche qui avait gagné l’élection présidentielle de janvier 1959, soit Pierre MENDES FRANCE, soit Guy MOLLET, Gaston DEFFERRE ou un autre, jamais BOGANDA n’aurait été déporté ou assassiné ? Je ne le crois pas, dès lors que c’est sous MITTERRAND, un président de gauche, que Thomas SANKARA a été assassiné, à l’initiative des services secrets français. Et le pire, dans tout cela, c’est que le professeur serait resté ami avec MESSMER jusqu’au décès de ce dernier, le 29 août 2007 et, quand je l’avais eu au téléphone, le lendemain 30 août 2007 vers 14h00 pour parler de ce décès, il ne m’a pas dit qu’il allait partir en France ce soir là…Pour prendre part aux obsèques de ce geôlier de BOGANDA, FAYAMA et KANGALA et qui savait, jusqu’à sa mort, le sort de chacun de ces déportés et même de Bertrand SOUALAKPE, enlevé et déporté en septembre 1989 pour avoir découvert le secret de la déportation de son père en 1959. Certes, le professeur, par son regard fixe et dissuasif m’avait déjà, tout comme le président ADAMA – TAMBOUX qui, lui, était plus direct et plus clair, prévenu que « si jamais je divulguais le secret de cette déportation, je devrais me considérer, à coup sûr, pour mort ». Aussi, avais-je pris six (6) mois pour réfléchir, méditer et prier et, en prenant la décision de faire publier cet ouvrage qui rappelle le polonais COPERNIC, du XV è siècle, puis l’italien GALILEE, du XVI è siècle, qui avaient osé affirmé que la terre n’était ni plate, ni fixe, ni immobile, au prix de leur vie, je l’ai fait en âme et conscience, car, comme disent nos frères Ivoiriens, « cabri mort n’a pas peur du couteau » et j’assumerais cette responsabilité, seul, pleinement, devant Dieu, devant la nation et devant l’histoire, quoi que disent les Français, dans l’intérêt supérieur de la nation. Et, au lieu de chercher à continuer à rouler le peuple dans la farine, le professeur ferait mieux de dire au peuple ce qu’il sait, par feu son ami MESSMER interposé, du sort de FAYAMA, KANGALA et Bertrand et où est-ce que ces patriotes étaient détenus, puis de demander PARDON A DIEU ET A LA NATION. Telle est la vérité sur ce que j’ai pu rassembler comme informations plus ou moins précises sur cette disparition pour le moins inacceptable du président BOGANDA et ses deux compagnons, FAYAMA et KANGALA. Que Allah les bénisse et les protège là où ils sont et qu’Il me pardonne si je me suis trompé quelque part dans mon exposé des faits ou dans leur analyse. Que Allah bénisse la RCA et l’Afrique et les aide à se libérer, réellement et à jamais. / . Moammar BENGUE - BOSSIN
Par Moammar BENGUE-BOSSIN
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Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 13:41
Cette demande d’audience a été enregistrée à la présidence le 19 novembre 2007 sous le N. 2384 /PR/SP/MEDIRCAB : le pouvoir peut-il prétendre qu’il n’a pas été saisi pour chercher à faire triompher la vérité ? Si BOGANDA n’a pas été déporté, pourquoi ce silence de la France et ces mnaces ? Bangui, 19 novembre 2007 A LA TRES HAUTE ATTENTION DE SON EXCELLENCE LE GENERAL FRANCOIS BOZIZE, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT, - BANGUI – OBJET : demande d’audience des familles BOGANDA, FAYAMA et KANGALA. Excellence Monsieur le Président de la République, Nous, représentantes des familles BOGANDA, FAYAMA et KANGALA, dont les parents ont été victimes des évènements non élucidés du 29 mars 1959, considérant que personne de nos familles, ni les épouses, ni les parents, n’avaient eu le droit de voir les dépouilles des nôtres à l’époque, convaincues que les nôtres avaient été déportés, avons adopté un PROGRAMME D’ACTION POUR DES MANIFESTATIONS afin d’obtenir du gouvernement français la levée du secret défense qui frappe le dossier de cette affaire depuis 1959, secret défense qui atteste qu’il y a effectivement eu déportation. En effet, dans le cas contraire, c'est-à-dire si les nôtres avaient été tués dans un accident d’avion, c’aurait été en tout cas des membres de nos familles qui auraient dû déshabiller les cadavres pour les laver et les embellir. Et les corps, déshabillés, lavés, habillés à nouveau et embellis, auraient dû être exposés, dès lors qu’ils sont censés ne pas avoir été déchiquetés, d’une part. D’autre part, leurs effets personnels dont leurs habits qui nous avaient été rendus au tribunal où nous fûmes convoquées auraient dus être froissés, déchirés et maculés de sang, ce qui n’est point le cas. Aussi, nous vous prions très respectueusement de bien vouloir nous recevoir à ce propos le plus tôt possible, et cela, en présence du professeur Abel GOUMBA qui, dans un droit de réponse au journal « LE DEMOCRATE » en date du vendredi 16 novembre 2007, a reconnu, certes de manière équivoque, que le président BOGANDA (et donc KANGALA et FAYAMA aussi), n’est pas mort le 29 mars 1959. Nous Vous prions surtout de bien vouloir nous recevoir en présence, outre le professeur GOUMBA, de: 1) Du Président Michel ADAMA – TAMBOUX; 2) De monsieur Marcel DOUZIMA, ancien ministre de BOGANDA 3) De monsieur SATTO, ancien ministre de BOGANDA; 4) De monsieur BENGUE-BOSSIN assisté de deux membres de sa Fondation; 5) De monsieur Fidèle OGBAMI, Président du MESAN; 6) De monsieur Dieudonné M’BAÏNGOT, Président du MESAN BOGANDA; 7) Du général Xavier Sylvestre YANGONGO; En Vous remerciant de l’intérêt et de l’attention qui seront réservés à la présente, nous Vous prions de bien vouloir agréer, Excellence Monsieur le Président de la République, l’assurance de notre très haute considération patriotique très dévouée. /. Madame Alphonsine BOGANDA Madame Julienne FAYAMA Madame Ephrasie KANGALA
Par Moammar BENGUE-BOSSIN
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Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 13:37
QUATRIEME PARTIE JUSTICE ET POLITIQUE ELEMENTS D’ENQUETE AYANT PERMIS DE CONCLURE A LA DEPORTATION ET QUI MERITERAIENT D’ETRE VERIFIES ET AUTHENTIFIES AFIN QUE LES TROIS DISPARUS PUISSENT ETRE DECLARES PAR LA JUSTICE « PORTES DISPARUS » ET NON PLUS « DECEDES ». 1) Est-ce vrai que le professeur Barthélemy YANGONGO – BOGANDA avait invité BENGUE – BOSSIN, alors son étudiant et militant à Brazzaville au Congo, de même que Benoît GONDA et deux autres leaders d’étudiants, courant mars ou avril 1987, pour leur faire part des confidences que lui aurait faites la veille un homme d’Etat congolais et selon lesquelles « le président BOGANDA n’était pas mort le 29 mars 1959 dans un accident d’avion, mais enlevé et déporté aux Antilles où il serait mort le 25 mars 1986 » ? 2) Est-ce vrai que Philippe DECRAENE du ministère des affaires étrangères de France avait écrit dans la revue « relations internationales » que l’enquête a été confiée à Maurice BELLONTE et que les conclusions de celle-ci, présentées en Conseil des ministres par le ministre de la France d’Outre-mer, ont été classées « secret défense » par Charles de Gaulle ? 3) Est-ce vrai que le professeur Abel GOUMBA a déclaré qu’il connaît Philippe DECRAENE avec qui il avait eu à déjeuner à plusieurs reprises et a reconnu que ce dernier a écrit dans la revue « relations internationales » que le dossier BOGANDA a été classé « secret défense » en Conseil des ministres par de Gaulle ? 4) Est-ce vrai que le professeur GOUMBA a déclaré qu’il connaissait Maurice BELLONTE, à qui l’enquête a été confiée, qu’il est décédé en 1984 et que lors de son séjour en RCA pour l’enquête en 1959, le professeur GOUMBA, alors Président du gouvernement par intérim, l’avait effectivement reçu ? 5) Est-ce que dans son discours liminaire du 13 janvier 2007 à l’hôtel « OUBANGUI », le professeur GOUMBA avait mentionné, noir sur blanc, que « beaucoup de compatriotes ne croient pas à la thèse de l’accident », que « le dossier est classé secret défense par les autorités françaises pour une durée de trente (30) ans expirée en 1989 et que cette durée a été prorogée à cinquante (50) ans » ? 6) Est-il vrai que le 28 mars 2007, BENGUE-BOSSIN avait insisté pour que le professeur GOUMBA accepte que tous les deux ils puissent informer le chef de l’Etat que BOGANDA a plutôt été déporté et que non seulement il avait refusé, mais il avait conclu que le délai de cinquante (50) ans du secret défense va expirer en 2009 et que c’est dans deux ans, que deux ans c’est court et qu’il vaudrait mieux patienter ? 7) Puisqu’il faut patienter, selon le professeur GOUMBA, car il ne reste plus que deux ans pour que ce secret soit rendu public, il faudrait se demander si ce secret qui sera rendu public n’est pas celui de la déportation ? Sinon, c’est quoi, ce fameux secret ? 8) Que dire du fait que des membres de chacune des trois familles, BOGANDA, FAYAMA et KANGALA, n’avaient pas été autorisés à voir les dépouilles censées avoir été convoyées à Bangui dans la nuit du 30 au 31 mars 1959 et du fait que ceux-ci n’avaient donc pas pu procéder à la reconnaissance formelle des corps comme l’exigent le droit et la coutume en pareilles circonstances ? 9) Que dire du fait que les familles ne savaient pas si un médecin avait constaté les décès et surtout qu’elles soient restées jusqu’à ce jour sans acte de décès ? 10) Que dire du fait que même le professeur GOUMBA ne connaît pas les membres des trois familles qui ont été conviées à procéder à la reconnaissance des corps ? 11) Que dire du fait que les corps censés avoir été convoyés à Bangui n’ont pas été vus par le professeur GOUMBA lors des obsèques ni par un de ses ministres ? 12) Est-ce que le service photo de la présidence du gouvernement dirigé à l’époque par feu MAMELEPI avait pris des photos des dépouilles sur les lieux de l’accident ou à Bangui? Qui détient ces photos, GOUMBA, ADAMA-TAMBOUX ? 13) Est–ce que le professeur GOUMBA ou l’un de ses ministres avait vu des photos des dépouilles ? Est-ce que l’un d’eux détient ces photos ? 14) Est-ce vrai que le professeur GOUMBA a déclaré à BENGUE-BOSSIN que la seule fois où il a vu de ses propres yeux la dépouille du Président BOGANDA, c’était sur les lieux du fameux accident, vers une ou deux heure (s) du matin et que le corps de ce dernier était resté entier et n’avait qu’une légère blessure au front et le bas ventre du côté droit ouvert ? 15) Est–ce que le professeur GOUMBA reconnaît qu’il a déclaré que la dépouille que les sauveteurs étaient en train de sortir de l’épave de l’avion lorsqu’il était arrivé sur les lieux se trouvait être Gabriel MINNYEMECK, le Stewart de l’avion du retour de BERBERATI à Bangui ? 16) Est-ce qu’il reconnaît que BENGUE-BOSSIN lui avait fait observer, le 28 mars 2007, que ce nom de « MINNYEMECK » n’était pas d’origine française, et qu’il avait répondu que l’intéressé dont on avait sorti la dépouille des décombres devant lui était un Français originaire d’Europe de l’est ? 17) Est-ce qu’il reconnaît que BENGUE-BOSSIN lui avait, le 02 avril 2007, alors calmement, poliment mais clairement rétorqué que c’est faux car un dignitaire de l’époque de BOGANDA lui a affirmé que Gabriel MINNYEMECK fut son élève, qu’il s’agit plutôt d’un camerounais de vingt cinq (25) ans, de l’ethnie « BASSA » et que ce dignitaire est disposé à le rencontrer pour le démentir? 18) Est-ce que le professeur reconnaît avoir alors reconnu qu’il s’était donc trompé sur le cas MINNYEMECK ? 19) Est-ce que le professeur reconnaît que BENGUE-BOSSIN lui avait alors fait observer que s’il n’avait pas pu faire la différence entre deux genres humains, le Noir et le Blanc, en ce qui concerne MINNYENNECK, dans l’obscurité, il est évident qu’à plus forte raison, il ne pouvait pas avoir reconnu la dépouille du Président BOGANDA qui est quant à lui un individu spécifique et non un genre ? Est-ce qu’il reconnaît que là aussi, il a admis qu’il est donc possible qu’il se soit trompé et que la dépouille qu’il aurait vue sur les lieux de l’accident dans la nuit du 29 au 30 mars 1959 vers une ou deux heure (s) du matin sur les lieux du crash pouvait ne pas être celle de BOGANDA ? 20) Est-ce qu’il reconnaît que le 11 avril 2007, la dernière fois que BENGUE-BOSSIN l’a interrogé sur cette affaire, il lui a répondu qu’il n’a pas vu de ses yeux, le 30 mars 1959 vers 09h00 du matin, la levée des corps pour les déposer dans les cercueils en bois blanc qu’il avait commandés à BODA parce qu’un endroit, une tente ou l’ombre d’un grand arbre, a été aménagé pour installer lui-même et les autres ministres en attendant que l’armée française, qui avait seule accès au cercle restreint entourant ce qui était censé être les corps, finisse de mettre les dépouilles supposées dans les cercueils ? 21) Est-ce que le professeur reconnaît avoir affirmé à BENGUE-BOSSIN que lorsqu’il était arrivé sur les lieux, il y avait déjà une foule de soldats noirs qui formaient un grand cercle sur les lieux et qu’à l’intérieur de cet espace se trouvait un cercle plus réduit composé uniquement de militaires français ? 22) Est-ce que le professeur reconnaît qu’il a affirmé à BENGUE-BOSSIN que l’armée française avait débusqué le lieu du crash vers 17 ou 18h00 ce 29 mars 1959 mais avait délibérément retardé les secours pour laisser mourir à coup sûr les survivants ? 23) Est-ce que monsieur Michel ADAMA-TAMBOUX reconnaît avoir déclaré à BENGUE-BOSSIN le 30 mars 2007, lors d’un entretien, sans interruption de 09h45 à 17h45, qu’il était le premier à retrouver l’épave de l’avion avec une équipe de moins de dix (10) personnes le 30 mars 1959 vers 13h30 ? 24) Ce 30 mars 2007, à l’issue de son entretien avec BENGUE-BOSSIN qui lui a affirmé que selon des confidences d’un homme d’Etat congolais à Barthélemy YANGONGO –BOGANDA et du roi HASSAN II au président KOLINGBA, le président BOGANDA n’était pas dans l’avion qui s’était écrasé près de BODA mais son avion avait été détourné et qu’il avait été déporté aux Antilles où il serait mort en 1986, le président ADAMA-TAMBOUX lui a-t-il répondu ceci : « cette affaire est une affaire de vie ou de mort, il faut laisser tomber. A partir de maintenant, IL FAUT ETRE TRES VIGILANT ET TRES PRUDENT, PARTOUT ET A TOUT MOMENT » ? 25) Est-ce que ADAMA-TAMBOUX reconnaît avoir, en outre, déclaré ce jour à BENGUE-BOSSIN que « IL A ETE MENACE DE MORT TOUTE LA NUIT LORSQU’IL AVAIT VOULU REVELER LA DEPORTATION AU DIALOGUE NATIONAL EN SEPTEMBRE 2003 » ? 26) Est-ce que le président ADAMA-TAMBOUX reconnaît avoir promis aux délégués du Dialogue national en septembre 2003 de leur révéler le secret de la mystérieuse disparition du président BOGANDA et que le lendemain, il ne l’avait pas fait parce qu’il a été menacé ? Si « OUI », par qui ? L’ambassade de France ? Le gouvernement ? 27) Est-ce que le ministre Marcel DOUZIMA reconnaît avoir déclaré à monsieur BENGUE-BOSSIN, lors de son enquête, le 02 avril 2007, que lors du dernier voyage du président BOGANDA en France en février 1959 pour le premier sommet du Conseil exécutif de la Communauté française regroupant tous les présidents de gouvernement, un proche de Charles de Gaulle aurait interpellé le président de la RCA en ces termes : « EST-CE VOUS BOGANDA » ? Et le président de répondre : « OUI, ET POURQUOI » ? Et ce proche de Charles de Gaulle lui avait alors répondu : « A PARTIR DE MAINTENANT, VOS JOURS SONT COMPTES ». Et BOGANDA avait conclu en affirmant ceci : « OUI, JE MOURRAI, MAIS AU MOINS, JE N’AURAIS PAS VECU INUTILEMENT » : monsieur DOUZIMA reconnaît-il avoir fait cette confidence à BENGUE-BOSSIN ? 28) Monsieur Marcel DOUZIMA, le ministre de l’agriculture de BOGANDA, reconnaît-il avoir déclaré à monsieur BENGUE-BOSSIN n’avoir jamais vu la dépouille ni de BOGANDA, ni de FAYAMA, ni de KANGALA, ni de personne d’autre victime de ce prétendu accident d’avion, ni une seule photo des dépouilles ? Reconnaît-il avoir déclaré à BENGUE-BOSSIN qu’il ne connaît aucun de ses collègues ministres qui avait déclaré avoir vu les dépouilles lors des obsèques à Bangui ? 29) Est-ce que ADAMA-TAMBOUX reconnaît avoir déclaré à BENGUE-BOSSIN le 30 mars 2007 qu’un Blanc, un Français, député du MESAN, monsieur Maurice DECAN (que BENGUE-BOSSIN lui a déclaré avoir connu vers 1970 lorsque ce dernier était directeur de la ferme agricole de PATASSE sur la route de BOALI) avait écrit au président BOGANDA depuis BAMBARI pour lui demander de ne pas faire le voyage de BERBERATI, pour des raisons de sécurité, et que David DACKO, qui avait reçu et lu cette lettre l’avait confisquée ? 30) Est-ce qu’il reconnaît avoir déclaré à BENGUE-BOSSIN, ce 30 mars 2007, qu’il était à l’aéroport de Bangui ce matin du 29 mars 1959 et que lorsqu’il s’était permis de dire au Président BOGANDA, arrivé une heure plus tôt à l’aéroport, de ne pas faire ce voyage, le président lui avait répondu : « tu la fermes, cela ne te regarde pas, occupes-toi plutôt de ta musique (la musique de l’hymne national) » : reconnaît-il cela ? Si « OUI », pourquoi n’avait-il pas insisté, outre mesure, sachant que le président était en danger ? 31) Est-ce vrai que la famille BOGANDA a été convoquée au Tribunal de Bangui où des juges Blancs lui avaient rendu intacts les habits que portait le président BOGANDA, non déchirés, non froissés et non maculés de sang, notamment son costume conservé en France par son épouse Michel Jourdain, sa montre, qui marchait encore, son stylo, déposé au musée qui porte son nom, son revolver, qui se trouverait chez les siens à BOBANGUI ainsi que son cartable de couleur blanche contenant deux cent mille (200 000) F CFA retrouvés intacts et rendus au ministre de l’intérieur d’alors, David DACKO, comme l’avait toujours reconnu ce dernier, ce qu’a toujours confirmé le professeur GOUMBA ? 32) Est-ce que la famille FAYAMA, notamment madame, le capitaine BOKASSA, futur empereur et monsieur KATOUKA, le père de FAYAMA, ont été eux aussi convoqués au Tribunal de Bangui où les habits et effets du député leur ont été rendus intacts par des juges Blancs, précisément par le procureur français du nom de DONZEAU ? 33) Est-ce que la famille KANGALA, notamment madame, qui est institutrice, et Gaston KANGALA, le grand frère du disparu et lui-même instituteur, avait été convoquée au même Tribunal de Bangui où des juges Blancs leur avaient rendu intacts les habits et effets du disparu pour leur faire croire que tout cela était ramené du lieu de l’accident près de BODA ? 34) Est-il vrai que monsieur ADAMA-TAMBOUX a eu à déclarer à monsieur BENGUE-BOSSIN que le professeur GOUMBA avait reçu un message de DACKO, qui était à BOBANGUI, pour essayer de calmer la population, message lui demandant d’attendre la nuit pour quitter les lieux et traverser BODA ? 35) Est-il vrai que, selon ADAMA-TAMBOUX et Abel GOUMBA, DACKO était venu attendre à M’BAÏKI dans la nuit du 30 au 31 mars et avait conseillé à Abel GOUMBA qui se trouvait à la tête du cortège funèbre de ne pas passer par BOBANGUI mais par BOUCHIA pour éviter la population qui projetait de bloquer le cortège pour voir les dépouilles ? 36) Est-ce que les populations de BOBANGUI peuvent confirmer cet itinéraire par BOUCHIA qui débouche à PISSA comme l’a affirmé le président ADAMA-TAMBOUX et comme le professeur GOUMBA l’a reconnu ? 37) Qui sont les Centrafricains qui, à Bangui, ont sorti les corps supposés des cercueils en bois blanc fabriqués à BODA ou qui ont assisté à cela et ont vu les dépouilles ? 38) Qui sont les nationaux qui ont déshabillé les dépouilles à Bangui ? 39) Qui sont les nationaux qui ont procédé au nettoyage des corps une fois qu’ils ont été déshabillés ? 40) Une fois les corps censés avoir été déshabillés, nettoyés et de nouveau habillés, qui sont les dignitaires du pays et/ ou les parents qui les ont vus ? 41) Pourquoi les cercueils n’étaient ni vitrés ni ouverts ? 42) Pourquoi les corps, censés avoir été déshabillés, nettoyés et habillés n’ont-ils pas été exposés au public ? 43) Pourquoi les corps, déclarés restés « intacts » par le professeur GOUMBA et « propres » par ADAMA –TAMBOUX, n’ont–ils pas été exposés et surtout rendus aux familles qui, pourtant, l’exigeaient vivement pour qu’elles puissent les enterrer elles-mêmes ? 44) Pourquoi l’armée française avait–elle cru devoir s’occuper de tout ? Pourquoi avait–on cru devoir enterrer le cercueil censé contenir le président BOGANDA avec du béton armé en postant des gardes armés sur la tombe, sans l’accord des siens ? 45) Monsieur BILLARD, inspecteur de l’enseignement primaire, avait-il eu des confidences des membres du cabinet du gouverneur Paul BORDIER relatives au carnet de KANGALA qui a été ramené du lieu de la déportation et dans lequel le disparu y avait relaté, selon monsieur BILLARD, « comment les choses s’étaient passées » ? 46) Est-ce que ce carnet avait été retiré des effets de KANGALA avant que ceux-ci ne soient rendus à sa famille au Tribunal peu après les obsèques ? 47) Est-ce que madame KANGALA, à la demande de monsieur BILLARD qui lui demandait de repartir au Tribunal réclamer ce carnet, s’était plutôt rendue aussitôt au cabinet de monsieur David DACKO, alors ministre de l’intérieur, qui l’a rapidement reçu et qui lui avait déconseillé de réclamer ce carnet « parce qu’il s’agit d’une affaire trop compliquée » ? 48) Est-ce que monsieur X a –t-il effectivement eu à déclarer à monsieur BENGUE-BOSSIN qu’il avait eu à faire partie de la délégation qui avait accompagné le président KOLINGBA au Maroc en 1986 ou 1987 et que dès que le décès du président BOGANDA avait été communiqué au roi HASSAN II par les Français, ce dernier en avait informé le général KOLINGBA, alors président de la République ? 49) Est–ce que c’est effectivement pour cela que le président KOLINGBA avait supprimé les festivités annuelles du 29 mars au cours desquelles les autorités de l’Etat se rendaient à BOBANGUI pour se recueillir sur une tombe vide ou contenant la dépouille d’un inconnu, probablement celle d’Etienne NGONZO ? 50) Est-ce vrai que monsieur X a eu à déclarer à BENGUE-BOSSIN, courant mars 2007 « que la déportation de BOGANDA est un secret de polichinelle car tous les chefs d’Etat d’Afrique francophone le savent », d’une part, avant d’ajouter, d’autre part, à BENGUE-BOSSIN, « que son ami GOUMBA lui aussi le sait et se moque de lui car c’est un menteur et qu’il est prêt pour le lui dire en face s’il le désire » ? 51) Est-il vrai que le professeur GOUMBA a déclaré à BENGUE –BOSSIN, courant le 02 avril 2007, « qu’il ne s’était pas rendu personnellement à l’enterrement à BOBANGUI le 03 avril 1959 » ? 52) Est-il vrai que le professeur GOUMBA a eu à déclarer à BENGUE–BOSSIN, lors de l’enquête, que « aucun chef de gouvernement des Etats membres de la Communauté française n’était venu pour les obsèques, notamment ceux des pays voisins »? 53) Est–ce vrai que Alphonsine BOGANDA avait déclaré à BENGUE – BOSSIN, en avril 2007, lors de son enquête pour son livre, que « elle avait eu à demander au président DACKO, avec insistance, courant l’an 2 000, alors qu’elle était député du MDD, le parti de ce dernier, de lui révéler enfin CE FAMEUX SECRET RELATIF A LA DISPARITION DU PRESIDENT BOGANDA DONT IL A TOUJOURS AFFIRME QU’IL IRAIT AVEC DANS SA TOMBE ? » Est-ce que David DACKO lui avait répondu ceci : « tu sais, ils ne sont pas encore tous morts en France : si je parle, c’est sûr et certain qu’ils vont me tuer » ? 54) Est-ce vrai que Pierre MESSMER, docteur en droit, sous-lieutenant des tirailleurs sénégalais et gouverneur général de l’AEF avec résidence à Brazzaville, a été nommé ministre des armées en février 1959, un mois après l’élection de Charles de Gaulle, alors Président du Conseil (Premier ministre) comme premier Président de la V è République française, soit un mois seulement avant le coup d’Etat du 29 mars 1959 contre le Président BOGANDA dont il avait pour mission de concevoir le plan et de superviser l’exécution? 55) Est-ce vrai que dès lors que l’enlèvement et la déportation du Président BOGANDA ont si bien réussi, pour remercier MESSMER, Charles de Gaulle l’avait gardé dix (10) ans durant au gouvernement, sans interruption aucune, de 1959 à la démission de Charles de Gaulle en 1969, une extraordinaire longévité gouvernementale jamais vue en France ? 56) Est-ce vrai, qu’en outre, MESSMER, non seulement avait bénéficié de cette extraordinaire longévité gouvernementale mais avait aussi eu droit à une stabilité ministérielle unique en France en gardant ainsi, de 1959 à 1969, la haute main sur le même ministère des armées ? 57) Est-ce vrai que c’était la première fois qu’un gouverneur était ramené si brutalement d’une lointaine colonie pour occuper un important poste ministériel en France ? 58) Est-ce vrai que David DACKO avait non seulement cocufié le professeur GOUMBA alors en service au Congo en lui piquant sa fiancée Florence YAGBAO, mais qu’il avait eu une liaison suivie avec Valérie DAMOINO, la concubine du président BOGANDA, comme GOUMBA puis ADAMA-TAMBOUX l’ont affirmé à BENGUE-BOSSIN et comme celle-ci l’a affirmé elle-même en 1995 au journal « NOUVELLE VISION » de monsieur KOGALAMA? 59) Si BOGANDA était mort le 29 mars 1959, sa dépouille trouvée puis enterrée à BOBANGUI, pourquoi DACKO ne l’avait pas tout simplement dit au Dialogue national en 2003, au lieu de faire le malade frappé de mutisme quand le président de la Commission Vérité et Réconciliation, André DENAMSE-KETTE, lui avait demandé, d’entrée de jeu, « QUELLES SONT LES CIRCONSTANCES DE LA DISPARITION DU PRESIDENT BOGANDA » ? 60) N’est-ce pas vrai que, selon Valérie DAMOINO et madame FAYAMA, dans une interview au journal « NOUVELLE VISION » en avril 1995, quand le président BOGANDA avait su que DACKO le cocufiait, il l’avait convoqué en présence de mme Valérie et lui avait promis qu’il allait lui retirer le ministère de l’intérieur après les élections législatives du 05 avril 1959 ? 61) N’est-il pas vrai que malgré le prétendu décès du président le 29 mars 1959, le retour de sa femme en RCA le 02 avril et l’organisation de cette parodie d’obsèques le 03 avril 1959, la date de ces élections législatives du 05 avril a été maintenue, attestant que le président n’était pas mort ? 62) N’est-ce pas vrai que Pierre MESSMER (en concoctant son plan de l’enlèvement et de la déportation de BOGANDA qui fut son collaborateur à Brazzaville en sa qualité de président du Grand Conseil de l’AEF), avait oublié le central des télécommunications qui écoute pourtant les communications des avions avec les tours de contrôles ? En effet, ce n’est que quelques 15 à 30 mn après que l’avion à bord duquel le président BOGANDA avait réellement pris place à BERBERATI pour regagner Bangui avait coupé toute communication avec la tour de contrôle pour foncer vers une destination autre que Bangui que les services secrets français ont pris conscience de cet oubli et ont ordonné que les Africains soient chassés des postes d’écoute du central téléphonique de LAKOUANGA pour être remplacés immédiatement par des Français Blancs ? En tout cas, c’est ce que monsieur XY, cousin de l’épouse de monsieur BEKE, lui-même cousin de FAYAMA, avait révélé à sa cousine le 29 mars 1959 vers 20h00 avant la grande pluie qui était tombée ce jour-là sur la ville de Bangui, en précisant que depuis la coupure de la communication, l’avion n’avait plus donné un quelconque signe de vie et que le pays doit s’attendre à un deuil ? 63) N’est-il pas vrai que BOGANDA, FAYAMA et KANGALA ne sont que le 10è ou le 11è cas de leaders africains déportés, après la reine RANAVALONA III de Madagascar, du roi BEHANZIN du DAN-HOMEY (Bénin), de Abdel KRIM du Maroc, de Mohamed V du Maroc aussi, de BOURGUIBA de Tunisie, de BEN BELLA d’Algérie, de Léon M’BA du Gabon (déporté en Oubangui de 1936 à 1946), de Samory TOURE (l’arrière grand père de SEKOU TOURE de Guinée), de André GRENARD MATSOUA du Congo, ce dernier cas étant la seule déportation découverte tardivement, en 1992, lors de la Conférence nationale souveraine et que la France, honteuse, confuse, n’a pas encore reconnue ? 64) Est-ce vraiment plausible que les habits des trois disparus et leurs effets soient restés intacts et rendus à leur famille s’ils étaient réellement dans l’avion qui a explosé près de BODA avant de s’écraser ? 65) Mme KANGALA reconnaît-elle avoir déclaré à BENGUE-BOSSIN, le 02 avril 2007 chez elle à Bangui, que lors de la réception chez le chef de région de BERBERATI, monsieur Ange lier, à l’occasion de la venue du président BOGANDA dans cette ville le 29 mars 1959, que le commissaire BERGER, un franco-vietnamien, lui avait conseillé discrètement de dire à son mari, Prosper KANGALA, qui était parti à Bangui le 28 mars 1959 et qui était revenu à BERBERATI avec le président BOGANDA ce dimanche 29 mars 1959 à 07h00 de ne pas repartir à Bangui avec l’avion du président et de repartir plutôt le lendemain par la route ou deux jours plus tard par avion ? 66) Madame KANGALA reconnaît–elle avoir déclaré en outre le même jour à BENGUE-BOSSIN que, plus tard, à l’aéroport, le même commissaire BERGER (dont les enfants en bas âge étaient les collègues de ses propres enfants et qui se fréquentaient à la maison) lui avait demandé si elle avait réussi à dissuader son mari de prendre l’avion du président BOGANDA et, dès qu’elle avait répondu qu’elle n’avait pas pu convaincre son mari, ce commissaire avait-il, une fois de plus, insisté pour qu’elle puisse s’approcher de son mari qui était sur le tarmac sous les ailes de l’avion qui attendait pour le convaincre, ce qu’elle fit, sans succès ? 67) Le professeur GOUMBA reconnaît-il avoir dit depuis des années, à tous, notamment aux militants et cadres de son parti, le FPO/PT puis le FPP, que le 29 mars 1959, il était rentré de Brazzaville par avion à 10h00 alors que l’avion du président BOGANDA était déjà parti pour BERBERATI vers 06h00 du matin ? 68) Alors, pourquoi le 28 mars 2007, quand BENGUE- BOSSIN lui avait demandé qu’est-ce qu’il était allé faire à Brazzaville et qui il avait rencontré là-bas, bizarrement, il avait pris sa tête dans ses deux mains et lui avait répondu qu’il ne sait plus s’il revenait de Brazzaville, de France ou d’ailleurs ? N’a-t-il pas ainsi voulu dissimuler le fait qu’il a été consulté par FOCCART en présence de Yvon BOURGES, pour succéder à BOGANDA, à condition de dire, le moment venu, que ce dernier est mort et qu’il a vu sa dépouille, d’une part et que, d’autre part, la France ne voulait plus entendre parler des « Etats-Unis d’Afrique latine » ni « d’indépendance réelle et totale» ? 69) N’est-il donc pas vrai qu’il a été à Brazzaville pour rencontrer Jacques FOCCART, envoyé spécial de Charles de Gaulle, de Michel DEBRE et de Pierre MESSMER qui l’avait reçu en présence de Yvon BOURGES, comme certains témoins en France, au Congo et même en RCA l’ont soufflé à BENGUE-BOSSIN ? 70) Dans son droit de réponse publié dans le quotidien « LE DEMOCRATE » N. 1616, le professeur soutient qu’il n’a été à Brazzaville que du 15 au 16 février 1959 et qu’il a effectivement été reçu par Yvon BOURGES : or, dans les articles du dit quotidien des 08 et 09 novembre 2007 relatifs à la prochaine parution du livre de BENGUE-BOSSIN, il n’est nullement question d’un voyage du professeur en février 1959, mais du 27 au 29 mars 1959 ; en outre, dans le journal « L’INDEPENDANT » du 26 novembre 2007 où est publié un extrait de son livre sur cette période, le professeur reconnaît qu’il était rentré de l’étranger ce jour là, sans préciser de quel pays : n’était-ce pas de Brazzaville ? Autrement, est-il prêt pour une confrontation avec des dignitaires de l’époque ? 71) Si ce n’est pas vrai que les Français, à travers FOCCART et BOURGES, l’avaient appelé en consultation à Brazzaville pour lui proposer de succéder à BOGANDA et de dire, en contrepartie, le moment venu, que BOGANDA est mort et qu’il a vu sa dépouille (sans l’avoir vue), alors comment expliquer qu’il ait accepté une parodie d’obsèques en sa qualité de président du gouvernement sans avoir vu à Bangui, le jour des obsèques et avant cela, les dépouilles de BOGANDA, FAYAMA et KANGALA ? 72) S’il n’était pas dans le complot des Français, alors pourquoi n’a-t-il pas été à l’enterrement à BOBANGUI, si ce n’est qu’il savait que BOGANDA n’était pas dans ce cercueil ? 73) S’il n’était pas dans le complot avec les Français, comment expliquer que son gouvernement ait accepté de maintenir la date des élections législatives pour le 05 avril 1959, deux jours seulement après l’enterrement qui avait eu lieu le 03 avril 1959 alors que le peuple, traumatisé, était encore sous le choc ? 74) S’il n’était pas dans le complot avec DACKO et les Français, comment expliquer qu’il n’ait rien dit et rien fait en sa qualité de président du gouvernement quand les trois familles des victimes centrafricaines ont été convoquées au tribunal où les habits et effets de leur parent ou époux leur ont été rendus intacts ? 75) Pourquoi, puisqu’il se dit bogandiste et anticolonialiste, n’avait-il pas exigé, en sa qualité de président du gouvernement par intérim, que les trois familles et lui-même voient les corps avant l’enterrement, au point même d’appeler la population à la révolte et à des émeutes si ses exigences n’étaient pas satisfaites ? N’est-ce pas vrai que DACKO et lui avaient reçu séparément et simultanément la promesse que le pouvoir leur reviendrait ? 76) Même en 2007, lorsque BENGUE-BOSSIN avait découvert lors de son enquête que chacune des trois familles avait été convoquée au tribunal où les effets de son parent disparu lui avaient été rendus intacts, la première personne vers laquelle ce modeste chercheur s’était précipité, c’est le professeur GOUMBA, le 11 avril 2007 : or, quand il avait fait ces révélations au professeur GOUMBA, sur les habits rendus intacts au tribunal, ce dernier ne semblait nullement surpris, ni étonné, ni choqué et n’a rien dit ni fait ou voulu faire : tout cela ne prouve-t-il pas qu’il était dans le complot avec DACKO et les Français? 77) Dans le numéro du journal « L’indépendant » cité ci-dessus, le professeur GOUMBA, à travers l’extrait de son livre, affirme que l’un des moteurs avait écrasé le président : si c’était vrai, alors son corps et ses habits auraient dus être carbonisés. Or, paradoxalement, le professeur et ADAMA-TAMBOUX ont toujours eu à dire que la dépouille de BOGANDA était restée « intacte », selon GOUMBA et « propre», selon ADAMA-TAMBOUX : toutes ces contradictions n’attestent-elles pas que le président n’était pas du tout dans cet avion, tout comme FAYAMA et KANGALA et que leur avion avait été détourné pour une destination inconnue ? 78) De même, quand le professeur affirme qu’il était arrivé sur les lieux de l’accident vers une ou deux heures du matin et qu’il y avait déjà sur place des soldats noirs et l’armée française, dans la nuit du 29 au 30 mars 1959, et que le président ADAMA-TAMBOUX, quant à lui, prétend être dans le groupe qui avait découvert en premier l’épave de l’avion, le lundi 30 mars vers 13h30, cela n’est-il pas contradictoire et donc mensonger juste pour faire croire à la mort du président dont ils n’ont, en réalité, pas vu la dépouille ? Car comment ADAMA-TAMBOUX peut-il trouver en premier le 30 mars à 13h00 une épave que les militaires français avaient déjà trouvée, selon GOUMBA, la veille 29 mars à 17 ou 18h00 ? 79) Quand ADAMA-TAMBOUX affirme que la mort avait surpris le président qui n’était pas sur son siège mais debout et penché, la tête sur le tableau de bord, entre le pilote assis à sa gauche et le mécanicien assis à sa droite, n’est-il pas évident qu’il ment ? En effet, puisqu’il y a eu explosion en vol et que le fuselage s’était en plus coupé en deux et avait projeté chaque morceau à plus de cinq cents (500) mètres l’un de l’autre, avant de tomber après une chute d’au moins cinq mille (5 000) mètres d’altitude (soit 5 kilomètres) du ciel au sol, de haut en bas, était-ce possible que le président soit retrouvé debout, penché en avant et la tête posée sur le tableau de bord qui avait pourtant volé en éclat ? N’était-il pas évident que cette version est celle que les Français avaient chargé DACKO, GOUMBA et leurs amis et complices de distiller à la population ? 80) Selon BENGUE-BOSSIN, le 30 mars 2007, il avait demandé au Président ADAMA-TAMBOUX où est-ce que les dépouilles censées avoir été convoyées à Bangui étaient conservées de la nuit du 30 au 31 mars jusqu’au 03 avril, la date des obsèques et que l’ancien président de l’Assemblée nationale lui aurait répondu « qu’elles avaient été conservées là où elles avaient été exposées, devant l’Assemblée territoriale devenue le palais de justice, car les cercueils en bois rouge, avec lesquels l’on avait remplacé à Bangui ceux en bois blanc ramenés du lieu du crash étaient, toujours selon ADAMA- TAMBOUX, des « cercueils frigorifiés » : malgré le refus de BE NGUE-BOSSIN de croire à l’existence de « cercueils frigorifiés », surtout à cette époque là, le président ADAMA-TAMBOUX a maintenu cette affirmation, alors même que le professeur GOUMBA, à cette question, répond plutôt qu’il ne sait pas où les corps ont été conservés du 31 mars au 03 avril : ADAMA-TAMBOUX reconnaît-il avoir parlé de « cercueils frigorifiés » ? 81) En fait, s’il y avait les dépouilles dans les cercueils exposés nuit et jours du 31 mars au 03 avril, sans réfrigération, dans un pays tropical et au mois de mars/avril où la température est fort élevée, comment la puanteur des corps qui devrait commencer à se décomposer après cinq (5) jours d’absence de vie (du 29 mars au 03 avril) n’avait pas été ressentie et n’avait chassé la foule ? Que répond GOUMBA et que dit ADAMA-TAMBOUX ? 82) Pour sauver l’honneur de leur nom, de leurs enfants et petits enfants, n’est-il pas temps que le professeur GOUMBA, le président ADAMA-TAMBOUX et les héritiers de DACKO avouent enfin que personne n’a jamais vu la dépouille du président BOGANDA, ni de FAYAMA, ni de KANGALA mais que s’ils se sont tus près de cinquante (50) ans durant, c’est parce qu’ils craignaient plus pour leur vie et non parce qu’ils sont de cœur avec les colonialistes et esclavagistes français ? Que répondent GOUMBA, ADAMA-TAMBOUX et les héritiers de DACKO ? 83) Comment le professeur GOUMBA peut expliquer le fait qu’il ait pu accepter le fils de DACKO, supposé être son rival voire son ennemi politique, ce qui est, en soi, une bonne chose, dans son gouvernement, mais tout en oubliant Alphonsine BOGANDA, la fille de l’illustre fondateur de notre pays dont il prétend être le fidèle héritier? 84) Le professeur GOUMBA reconnaît-il que le 14 mars 2007, lorsque BENGUE-BOSSIN avait fini ce jour de l’interroger, il lui avait dit que la confidence faite par un homme d’Etat congolais au professeur Barthélemy YANGONGO –BOGANDA en 1987 au Congo était fondée et que le président BOGANDA avait effectivement été enlevé et déporté car lui, BENGUE-BOSSIN, venait d’apprendre que la même confidence avait été faite par le roi HASSAN II au président KOLINGBA à la même période et que c’est pour cela que ce dernier avait, de retour au pays, supprimé les festivités du 29 mars qui n’ont pas de sens ? 85) Sur les confidences du roi HASSAN II, que répond le président KOLINGBA ? 86) Le professeur GOUMBA reconnaît-il que BENGUE-BOSSIN lui avait alors affirmé que la déportation du président BOGANDA est très grave et avait-il proposé qu’ils puissent, tous les deux, en informer le chef de l’Etat par NOTE CONFIDENTIELLE et que lui, le professeur, n’avait rien répondu, se contentant de le regarder fixement et longuement ? 87) Le professeur reconnaît-il que devant son long silence, lourd de significations, BENGUE-BOSSIN lui avait alors proposé, sur le champ, d’accepter qu’il puisse en informer le chef de l’Etat par NOTE en son nom seul et que lui, le professeur, s’était à nouveau contenté de le regarder longuement et fixement, sans rien dire, ce qui atteste de son refus ? 88) Le professeur GOUMBA est-il pour ou contre l’ouverture de la tombe de BOBANGUI pour un test ADN ? Et que dit ADAMA-TAMBOUX ? 89) Le professeur reconnaît-il que BENGUE-BOSSIN lui avait, à plusieurs reprises, demandé en vain le nom du gouverneur général de l’AEF qui résidait à Brazzaville, et qu’il avait fini par lui dire le 28 mars 2007 que c’était Yvon BOURGES ? 90) Est-il vrai que quand BENGUE-BOSSIN, après avoir interrogé le président ADAMA-TAMBOUX de 09h45 à 17h45 le 30 mars 2007, s’était ensuite arrêté chez le professeur de 18h06 à 20h03, quand le professeur l’avait reçu, assis tous les deux côte à côte sur un canapé, et que dès que BENGUE-BOSSIN lui avait dit qu’il revenait de chez ADAMA-TAMBOUX où il était resté de 0945 à 17h45, le professeur s’était levé brutalement et s’était écrié « QUOI ?» et s’était mis à l’engueuler pour la première fois de sa vie, en affirmant notamment « qu’est-ce que tu es allé chercher chez ces gens ? C’est des menteurs qui vont te raconter des histoires à dormir debout, etc. » ? 91) Est–ce que quand le professeur s’est calmé et s’est assis, parce que BENGUE-BOSSIN lui avait dit que « s’il s’était arrêté chez lui, c’est qu’il lui faisait toujours confiance » mais que malgré tout, ADAMA-TAMBOUX lui avait donné plus de renseignements, notamment ceux que le professeur n’a pas pu ou pas voulu lui donner, notamment les noms des députés MESAN de BERBERATI qu’il souhaitait aller interroger, s’ils sont encore en vie, ainsi que leurs proches et leur épouse, le nom du président du MESAN de BERBERATI et les membres de son bureau fédéral, le nom du gouverneur général de l’AEF, et que selon ADAMA-TAMBOUX, c’est plutôt Pierre MESSMER, Yvon BOURGES n’étant qu’un intérimaire ? Le professeur reconnaît-il que quand BENGUE-BOSSIN avait, ce 30 mars 2007 vers 18h30, prononcé le nom de MESSMER que lui avait donné ADAMA-TAMBOUX, le professeur avait-il tenu sa tête à deux mains en disant « OUI, OUI, c’était MESSMER, Yvon BOURGES ne faisait qu’assurer l’intérim » ? 92) ADAMA-TAMBOUX reconnaît-il qu’en livrant le nom de MESSMER, le 30 mars 2007 à BENGUE-BOSSIN après cinq (5) secondes environ de réflexion, il avait ajouté « MAIS IL AVAIT ETE APPELE A DE HAUTES FONCTIONS, MAIS JE NE SAIS PLUS LESQUELLES » ? 93) Selon BENGUE-BOSSIN, ces hautes fonctions, c’est le poste de ministre des armées que MESSMER a occupé durant dix (10) années consécutives, de 1959 à 1969, en prime pour le succès de son plan pour l’enlèvement et la déportation de BOGANDA qui avait parfaitement réussi: ADAMA-TAMBOUX le savait-il et avait-il délibérément voulu le cacher ou l’avait-il vraiment oublié? 94) Pourquoi le professeur GOUMBA avait-il longtemps caché à BENGUE-BOSSIN le nom de MESSMER qui fut pourtant son ami et son collaborateur en feignant d’avoir oublié l’inoubliable ? N’est-ce pas parce que c’est son ami et que c’est lui qui avait organisé et l’enlèvement et la déportation en sa qualité de ministre des armées nommé un mois plus tôt à ce poste de ministre des armées en février 1959 ? 95) N’est-il pas vrai que quand Pierre MESSMER était décédé le 29 août 2007, le lendemain 30, BENGUE-BOSSIN avait eu le professeur GOUMBA au téléphone vers 14h00 pour lui parler de la mort du geôlier de BOGANDA (MESSMER) et le soir même, l’ancien numéro deux de BOGANDA s’était rendu en France pour les obsèques de son ami, très discrètement, avant de rentrer une semaine après ? Son passeport ne l’atteste-t-il pas ? Que répond GOUMBA ? 96) Que sont devenus les six (6) autres cercueils, dont ceux des cinq (5) Français et du Stewart camerounais Gabriel MINNYEMECK ? Avaient-ils été enterrés ici à Bangui ou avaient-ils été rapatriés chez eux en France? Que répondent GOUMBA et ADAMA-TAMBOUX ? 97) Le Stewart a-t-il été rapatrié et enterré au Cameroun ? Sa famille a-t-elle vu sa dépouille ? Que répondent GOUMBA et ADAMA-TAMBOUX ? 98) Si le professeur GOUMBA n’était pas dans le complot avec DACKO et les Français, comment expliquer que depuis son retour au pays en 1980, alors qu’il se dit anticolonialiste, il n’a jamais tenu, ni en privé, ni publiquement, de violents discours anti-français comme le faisaient très brillamment et fréquemment BOKASSA puis PATASSE ? N’est-ce pas parce que les Français le tiennent en respect avec cette déportation dont il s’est fait le complice passif ? 99) Si le professeur est innocent, puisqu’il est évident qu’il est au courant de la déportation, et cela dès lors qu’il parle lui-même de secret défense de trente (30) puis de cinquante (50) ans, pourquoi n’a-t-il jamais dénoncé cette déportation ou ce secret de cinquante (50) ans ? Pourquoi n’a-t-il jamais dénoncé la disparition tout aussi mystérieuse de Bertrand SOUALAKPE, s’il est innocent et donc pas tenu par les Français ? 101) Si le professeur GOUMBA n’a pas cru devoir se rendre à la parodie d’inhumation de BOGANDA à BOBANGUI le 03 avril 1959, n’est-ce pas parce qu’il savait très bien, tout comme DACKO et ADAMA-TAMBOUX, que le président BOGANDA n’était pas dans le cercueil ? 101) Pourquoi le général de Gaulle avait-il cru devoir classer le rapport d’enquête de l’aviateur Maurice BELLONTE, présenté en Conseil des ministres par le ministre de la France d’Outre-mer, « secret défense » ? N’est-ce pas parce que : A) Le numéro de série du moteur n’est pas celui qui figure sur le certificat de navigabilité de l’avion qui avait pris le président BOGANDA à BERBERATI pour Bangui sans arriver à destination, même si l’immatriculation « 2502 FBGZB » était correcte ? B) Le numéro de série du fuselage (châssis pour les voitures) n’est pas celui qui figure sur le certificat de navigabilité et le livret moteur de l’avion du président disparu ? C) Le compteur indiquait 334 km parcourus depuis le décollage alors que le lieu du crash, près de BODA, se trouve, à vol d’oiseau, à seulement 183 km de BERBERATI, ce qui signifie, d’une part, que l’avion tombé à BODA après une explosion en vol n’est pas celui qui avait pris le président à BERBERATI pour le retour à Bangui et que, d’autre part, l’avion saboté ne venait pas de BERBERATI situé à 183 km de là mais d’une localité située à 334 km, donc, venait de OUESSO ? Au regard de tout ce qui précède, le bon sens et la raison, quelle que soit la dose de mauvaise foi de chacun des pauvres mortels que nous sommes, quelle que soit l’ivresse de la méchanceté colonialiste des milieux réactionnaires français, devraient nous obliger et nous obligent, malgré nous, à reconnaître que ces illustres disparus n’étaient pas dans cet avion et que leur appareil, tout simplement, les avait conduits ailleurs, en déportation. Incontestablement. Indubitablement. Irréfutablement. Tel est et demeure le vrai visage de cette France, pour le moins hypocrite, donneuse de leçons de droit de l’homme et de démocratie aux autres peuples. /. Bangui, le 03 décembre 2007 Moammar BENGUE – BOSSIN
Par Moammar BENGUE-BOSSIN
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