Mercredi 8 juillet 2009
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FONDATION «PANAFRICAN UNION» POUR UNE AFRIQUE EN CINQ (5) ETATS Tél. : (236) 75 05 47 20 /(236) 75 50 80 30 - Bangui (RCA) E-mail panafrican_union@yahoo.fr Bangui, 21 décembre 2007 LETTRE OUVERTE A
LA TRES HAUTE ATTENTION DE SON EXCELLENCE LE GENERAL FRANCOIS BOZIZE, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT, - BANGUI- Réf. FPU/07/12/0142 OBJET : la déportation du Président BOGANDA n’est pas
une thèse susceptible de débats, mais une révélation faite par deux hommes d’Etat africains qui, incontestablement, aiment certainement la RCA et l’Etat devrait en tirer, logiquement, toutes les
conséquences qui s’imposent. Excellence Monsieur le Président de la République, Depuis plus d’un mois, la presse locale, après l’annonce de la parution prochaine de mon livre intitulé finalement «
L’AFRIQUE NE DOIT-ELLE PA JUGER DE GAULLE ? » ne cesse de parler de la « thèse » de BENGUE – BOSSIN, de « débat qui continue » et de « pistes nouvelles de recherches » qui devraient m’intéresser.
Non, Monsieur le président de la République, il ne s’agit pas, à propos mon ouvrage, de « thèse », car une thèse est après tout une simple « hypothèse », à la seule différence qu’une thèse est plus
plausible qu’une simple hypothèse, parce que plus vraisemblable. Et, d’un point de vue scientifique, une thèse peut, en phase expérimentale, empirique, s’avérer fausse. Or, il ne s’agit nullement,
dans l’affaire de la déportation du président BOGANDA, d’une thèse ou encore moins d’une hypothèse, mais d’une « fuite », d’un aveu, d’une dénonciation, d’un constat, d’une découverte, d’une vérité
absolue. Et, venant de la part de deux hommes d’Etat, fussent-ils africains, la confidence méritait, vue sa gravité, d’être malgré tout vérifiée. Et c’est ce que j’ai eu à faire, patiemment, avec
rigueur, sans considérations subjectives, partisanes, ethniques. En effet, Excellence Monsieur le président de la République, la vie est telle qu’il y a, hélas, des mensonges qui ressemblent
effroyablement à la vérité. De même, et aussi invraisemblable que cela puisse paraître, il y a aussi des vérités qui ont tout d’un grossier mensonge, d’une grossière plaisanterie. Mais,
heureusement, les faits sont si têtus que, en général, sauf exception, la vérité, aussi mensongère qu’elle puisse paraître, finit toujours par triompher. Excellence Monsieur le président de la
République, faut-il ici, pour illustrer ce qui précède, Vous donner un exemple significatif, donc universel ? Je ne citerais alors, ici, que le cas de Nicolas COPERNIC (1473-1543), ce savant
polonais qui, à son époque, avait fait savoir que la terre, contrairement à ce que croyait tout le monde, contrairement à ce que les savants, les philosophes, les chefs religieux et les Conseillers
des rois prétendaient, que la terre, disais-je, « N’EST NI PLATE, NI IMMOBILE », mais qu’elle est « RONDE ET QU’ELLE TOURNE AUTOUR D’ELLE-MEME EN 24H00 (ROTATION) ET AUTOUR DU SOLEIL EN UNE ANNEE
(REVOLUTION) ET QUE C’EST PLUTOT LE SOLEIL, LUI, QUI ETAIT IMMOBILE ». Mais, Excellence Monsieur le président de la République, Que n’avait-on pas dit de Nicolas COPERNIC ? Et, bien qu’il disait la
vérité, une vérité qui vient tout bouleverser, il n’a eu que très peu de disciples, dont les plus célèbres furent l’italien Galiléo GALILEI dit GALILEE, l’allemand Johannes KEPLER et le britannique
Isaac NAWTON. Son disciple le plus connu comme tel, l’italien GALILEE, ne fut-il pas condamné pour hérésie à la prison à vie au point d’abjurer ? Mais l’avenir et la science n’ont-ils pas fini par
lui donner définitivement raison ? C’est un peu mon cas aujourd’hui, car je suis traité de tout, tant par Vos adversaires politiques qui ne voient en moi qu’un instrument entre Vos mains, que par
les partisans du Président DACKO et ceux du professeur GOUMBA, sans compter certains naïfs, certains cupides qui se disent de la famille BOGANDA et qui ne voient, honteusement, que leurs intérêts
personnels, notamment financiers, liés aux festivités de la journée annuelle du 29mars. Monsieur le président de la République, Une fois de plus, je tiens à rappeler à tous nos compatriotes et au
monde entier que la déportation du président BOGANDA, de Albert FAYAMA et de Gaston KANGALA n’est pas une thèse, mais une révélation faite par deux hommes d’Etat. Mais, vu la gravité de l’affaire,
surtout qu’à Brazzaville en mars/avril 1987 je n’y croyais point, j’avais fini par décider, en France, en 1994, d’enquêter à ce sujet pour en avoir le cœur net. Et lorsque j’ai su, début 2007, que
la même confidence qui avait été faite à mon ami, à mon grand frère et à mon professeur Barthélemy YANGONGO-BOGANDA avait aussi été faite au président KOLINGBA, je m’étais arrangé pour rencontrer
quelqu’un de la délégation de ce dernier qui l’avait accompagné au Maroc pour rencontrer le roi HASSAN II et, non seulement ce témoin m’a confirmé que c’est après cette confidence du roi du Maroc
que le chef de l’Etat d’alors avait supprimé le deuil du 29 mars, mais ce monsieur m’avait dit ceci : « mais, la déportation de BOGANDA n’est qu’un secret de polichinelle ! Votre ami GOUMBA le
sait, il le sait et il se moque du peuple…Il se moque de vous; dites-lui que j’aimerais le rencontrer pour le lui dire en face.» J’avais rapporté ces propos au professeur GOUMBA le 28 mars 2007 en
précisant que ce monsieur est disposé à le rencontrer pour le lui dire en face. Mais le professeur n’a pas osé. En fait, depuis que le président KOLINGBA avait découvert cette déportation, il avait
été si choqué et révolté qu’il n’avait plus de respect ni de considérations pour DACKO et pour le professeur GOUMBA, alors que nous autres qui étions dans l’ignorance continuions à vénérer, selon
nos appartenances politiques respectives, ces deux « leaders historiques »…Pardon, ces deux traîtres. Et, si le roi HASSAN II avait bien voulu informer son frère le général KOLINGBA, c’est aussi
parce que son propre père, le roi MOHAMED V, avait lui aussi été déporté par les Français, en 1953, d’abord en Corse, puis à Madagascar, en le remplaçant par son oncle Muhammad IBN ARAFA. Aussi, je
voudrais saisir cette occasion pour rendre un vibrant hommage à l’homme d’Etat congolais, dont je préfère taire le nom, qui avait bien voulu informer le professeur Barthélemy YANGONGO-BOGANDA de
cette déportation, de même qu’à ce dernier, au roi du Maroc et au président André KOLINGBA lui-même qui avait eu le courage rare de supprimer le deuil du 29 mars, et cela, malgré l’omnipotence de
la France, hier et aujourd’hui encore, dans ce pays encore esclavagisé et meurtri, ce qui tranche avec le silence, la lâcheté et donc la légèreté de ceux qui se disent aujourd’hui les députés du
peuple et qui sont muets comme des carpes. Quand à la suite de mon enquête, non seulement le professeur GOUMBA m’a affirmé lui-même et maintient qu’il n’a jamais vu de dépouille, ni de BOGANDA, ni
de FAYAMA, ni de KANGALA, à Bangui, mais il se trouve que personne des trois familles n’a été conviée à faire la reconnaissance formelle des dépouilles, comme l’exigent le droit et la pratique.
Pire, les trois familles ont été convoquées au tribunal de Bangui où des juges Blancs leur avaient rendu, intacts, les habits des trois héros censés avoir été tués dans l’explosion de leur avion à
plus de cinq mille (5 000) mètres d’altitude. Aussi, je m’étais alors précipité chez le professeur en m’écriant : « mais, ils vous ont eus, ces Blancs vous ont eus, le président BOGANDA et ses deux
compagnons ont donc été effectivement déportés : voyez-vous, non seulement leurs parents n’ont pas vu leur dépouille, mais, en plus, leurs habits et effets leur ont été rendus intacts, ce qui
atteste qu’ils n’étaient pas dans l’avion tombé à BODA, mais dans un autre qui les avait conduits ailleurs.» Et, alors que je m’attendais, logiquement, à ce que le professeur soit surpris et étonné
et qu’il me demandât de faire venir les trois familles pour qu’elles lui confirment elles-mêmes ce que je venais d’affirmer et qui était très grave afin qu’il prenne, en sa qualité de leader
anticolonial et fidèle héritier de BOGANDA, les dispositions nécessaires pour faire éclater la vérité, c’est peine perdue : le professeur, aussi invraisemblable que cela puisse paraître, était
resté imperturbable et s’est contenté de me fixer durablement, sans rien dire. Pire, le professeur n’a jamais voulu me donner le nom du gouverneur général de l’AEF, que je faisais semblant
d’ignorer, car c’est ce dernier qui avait mis au point le « PLAN » de l’enlèvement sous forme d’accident d’avion. Un jour, il m’a dit, c’était le 28 mars 2007, que c’était Yvon BOURGES. Deux jours
après, je m’étais rendu, le 30 mars 2007, chez le président ADAMA-TAMBOUX que je n’ai jamais rencontré en tête à tête. Cet ancien président de l’Assemblée nationale, par contre, a eu l’amabilité
patriotique de répondre à toutes mes questions auxquelles le professeur n’a jamais voulu répondre. Ainsi, il m’a donné, entre autres, tous les noms des députés MESAN de BERBERATI, YOKADOUMA, KAGAMA
et YERIMA, que je souhaitais aller rencontrer s’ils étaient encore en vie, le nom du président du MESAN d’alors, Evariste NGOCK, malheureusement décédé en novembre 2006 et, surtout, le nom du
fameux gouverneur général de l’AEF qui commandait et la RCA, et le Tchad, et le Congo et le Gabon : il s’agit de…Pierre MESSMER, docteur en droit, sous lieutenant des tirailleurs sénégalais. De
gouverneur général à Brazzaville, il fut nommé en février 1959 ministre des armées afin d’organiser, un mois plus tard, l’enlèvement et la déportation du Président BOGANDA dont il fut le
collaborateur indirect à Brazzaville lorsque ce dernier était Président du Grand Conseil de l’A.E.F. Et son plan avait si bien réussi qu’il fut maintenu, dix (10) ans durant, à ce poste, jusqu’à la
démission de Charles de Gaulle en 1969. Et, ce 30 mars 2007, en rentrant de chez le Président ADAMA-TAMBOUX (celui-là même qui avait promis livrer aux délégués du Dialogue national le secret de la
mystérieuse disparition du Président BOGANDA, mais qui, le lendemain, ne tint pas ses promesses « parce que j’ai été menacé toute la nuit », avait-il déclaré) à 18h06, je m’étais arrêté chez le
professeur GOUMBA aux côtés duquel je m’étais assis sur un canapé. Quand je lui avais dit, peu après, que je venais de chez ADAMA-TAMBOUX, il m’a répondu « comment ça » et « pourquoi faire » ? Et,
Dieu m’est témoin que, quand je lui avais dit que « j’étais allé m’entretenir avec le président ADAMA-TAMBOUX sur BOGANDA pour mon livre et que l’on est resté de 09h45 à 17h45 », le professeur,
pourtant très fatigué depuis 2005, s’était levé brutalement et s’était pratiquement mis à m’engueuler, pour la première fois de ma vie, ce 30 mars 2007. Et cela, inexorablement, m’a convaincu non
pas de la déportation qu’il avait déjà avouée, mais qu’il était forcément complice, mais pas seulement DACKO, comme me l’avaient dit de nombreux témoins tant à Bangui, au Congo qu’en France. Et la
traîtrise des Centrafricains, que les Français aiment manipuler en leur promettant le pouvoir, n’est pas prête de s’estomper. Pour ceux des partisans du professeur, ou ceux qui le soutiennent par
tribalisme en s’attaquant à ma modeste personne, comme cet obscur professeur de WAKOMBO qui m’a traité de tout dans « LE CONFIDENT » du 06 décembre mais dont le nom n’est pas digne d’être cité ici,
il faudrait qu’ils sachent, tous, que je n’ai jamais trahi le professeur, et c’est pour cela que la presse m’a toujours qualifié de « le plus goumbiste des goumbistes », mais ce n’est pas moi qui
ai déclaré ou écrit que j’étais le « fils spirituel » du professeur. Si ce dernier était resté fidèle à BOGANDA comme je l’ai été avec lui, avec IDDI LALA, avec YANGONGO-BOGANDA, la RCA n’en serait
pas là aujourd’hui. En outre, il conviendrait de noter que je n’ai pas annoncé la prochaine parution de mon livre en poignardant le professeur dans le dos, car je lui avais demandé, chez lui, le 28
mars 2007, que tous les deux l’on puisse écrire pour informer officiellement le chef de l’Etat de cette déportation. Mais il m’avait regardé longuement et fixement sans rien dire : ce qui signifie,
bien entendu, un refus catégorique. Ensuite, j’ai proposé au professeur d’accepter que je le fasse seul à titre personnel : même réaction du professeur GOUMBA. Fallait-il alors ne rien dire après
avoir découvert que le même BOGANDA que nous vénérons tous avait été enlevé et déporté et avait vécu vingt sept (27) ans, comme Nelson MANDELA, mais les chaînes aux pieds, 24h00 sur 24h00, les yeux
crevés, passant son temps, selon un prêtre italien qui prétendait, en France, avoir été son aumônier, à prier, à jeûner et à pleurer, non pas sur son sort, mais sur celui de son pays et de son
peuple ? Donc la déportation du président BOGANDA, de grâce, n’est pas une « THESE », mais une fuite provenant des autorités françaises, à l’époque où Jacques CHIRAC était Premier ministre de
François MITTERRAND, à l’époque de la première cohabitation. Et mon enquête n’est qu’une précaution qu’il fallait prendre avant de révéler cette fuite. Et celle-ci a permis effectivement de
découvrir que : 1) Personne n’a vu les dépouilles des trois héros de la nation le jour des obsèques à BANGUI, y compris le N.1 des Centrafricains, Abel GOUMBA, alors président du gouvernement par
intérim qui le reconnaît, formellement; 2) Les familles n’ont pas été conviées à faire la reconnaissance formelle des dépouilles fictives, et cela, malgré leurs menaces de déclencher une guerre
anti-française, mais avaient, par contre, été convoquées au tribunal environ une semaine après les obsèques où des juges Blancs leur avaient rendu, INTACTS, les effets et habits des « accidentés »;
3) Le professeur GOUMBA m’a affirmé, lui-même, qu’il n’était pas à l’enterrement à BOBANGUI le 03 avril 1959, et j’en avais déduit, logiquement, que c’est parce que le professeur savait que BOGANDA
(dont il n’a jamais vu la dépouille à BANGUI, comme il le dit lui-même), n’était pas dans le cercueil qui, de surcroît, était scellé et surveillé de près par l’armée française, armée jusqu’au
dents, au point qu’il n’a pas cru nécessaire d’aller à l’enterrement. Et pourquoi cette insupportable présence de l’armée française ? BOGANDA était-il un condamné à mort ? Et même lorsqu’il s’agit
de condamnés à mort, tels MOKOA ou MAYOMOKOLA en RCA ou SADDAM HUSSEIN en Irak, Christian RANUCCI en France, l’on sait que leur dépouille a toujours été rendue à leur famille respective pour les
enterrer elle-même ! 4) Aucun autre Président, prévenu par de Gaulle, n’était venu à cette mascarade : ni le président du Tchad, ni du Congo, ni du Gabon, alors qu’il s’agissait quand même du
président du Grand Conseil de l’AEF ! Sans compter l’absence de tous les présidents de l’AOF, dont SENGHOR et HOUPHOUET-BOIGNY (le traître, le lèche-cu, comme disait BOGANDA, selon le ministre
DOUZIMA); 5) La France n’en est pas à sa première déportation, mais à la dixième déportation d’un leader africain anticolonialiste : et il s’agit bel et bien de la France, la nation la plus
maladivement colonialiste et donc esclavagiste du monde, et non de la Chine, des Etats-Unis, du Japon, de l’Allemagne, de la Belgique, de l’Afghanistan, de l’Algérie, de la Libye, du Zimbabwe, de
Myanmar (Birmanie), du Pakistan ou de la Corée du nord : mais, faut-il le répéter, du pays de Charles de Gaulle avec, à l’époque, un gouvernement de droite, ce pays qui croit devoir donner des
leçons de droit de l’homme aux autres. La déportation du Président BOGANDA et de ses deux compagnons est donc une réalité révélée par deux hommes d’Etat, du Congo et du Maroc, et je n’ai fait que
vérifier la véracité de ces révélations : ce n’est donc pas une thèse. Et cette affaire, est une affaire strictement centrafricano-française et l’on doit éviter d’en faire une affaire
centrafricano-centrafricaine. Aussi, pourquoi la France, pour faire amende honorable, ne lèverait–elle pas, tout simplement, le honteux « secret défense » de Charles de gaulle qui frappe depuis
1959 le rapport d’enquête de Maurice Bellonte, ce célèbre aviateur, mort en 1984, que le professeur Abel GOUMBA, dont on connaît l’intégrité et la rigueur, a toujours déclaré qu’il connaît et qu’il
avait reçu en sa qualité de président du gouvernement par intérim en 1959 ? En tout cas, que l’on le veuille ou non, que l’on m’aime ou me déteste, une question, fondamentale, reste posée : « SI
BOGANDA ETAIT VRAIMENT MORT LE 29 MARS 1959, SA DEPOUILLE TROUVEE PUIS ENTERREE, POURQOI NE PAS AVOIR AUTORISE SA FAMILLE A VOIR LE CORPS ET A L’ENTERRER ELLE-MEME SELON NOS TRADITIONS ? PIRE,
POURQUOI « SECRET DEFENSE » ? Ne serait – il pas plus digne, pour la France, la nation la plus colonialiste du monde, la seule qui entretient encore des troupes d’occupation et de domination en
Afrique, à la différence de la grande Bretagne, de la Belgique, de l’Espagne et du Portugal, de tout avouer et de payer à l’Etat centrafricain (avec 10% a reverser a chaque famille) les dix (10)
milliards de dollars par déporté décédé et un (1) milliard de dollars seulement par déporté encore en vie comme le réclame ma fondation à l’Etat français ou encore les cinquante (50) milliards de
dollars par déporté que proposent certains syndicalistes et des membres des organisations de défense des droits de l’homme ? Faut-il que notre jeunesse, dès lors que la France n’est habituée à ne
comprendre que le langage de la violence, en viennent à faire comme nos frères arabes, à poser des bombes à Paris pour qu’elle se résolve à demander pardon et à rapatrier les dépouilles des
déportés ? Par ailleurs, de sources concordantes, de nombreux compatriotes, des associations et même des partis politiques ont demandé la mise en place d’un « COMITE NATIONAL POUR LE TRIOMPHE DE LA
VERITE DANS L’ENLEVEMENT ET LA DEPORTATION DU PRESIDENT BOGANDA ET DE SES DEUX COMPAGNONS, FAYAMA ET KANGALA », d’une part et, d’autre part, ce « COMITE » va organiser trois (3) nuits de veillée de
prière suivies le lendemain, à chaque fois, d’une grande marche jusque devant l’ambassade de France pour exiger la levée du SECRET DEFENSE, notamment du 24 au 25 décembre 2007, du 18 au 19 janvier
2008 et du 15 au 16 février 2008. Et, si malgré tout la France persistait à ne pas lever le secret défense, si elle ne demande pas PARDON et ne rapatrie pas les dépouilles et/ou les survivants, la
nation ne pourra que faire casser les trois tombes, le 29 mars 2008, devant les autorités judiciaires, avec l’accord des trois (3) familles, et va faire faire, le cas échéant, l’ADN des corps que
l’on pourrait y trouver. Et ce test, selon ma Fondation et les familles des trois déportés, ne peut pas et ne se fera ni ici, ni en France. A cet effet, nous avons l’honneur de Vous prier de bien
vouloir, d’une part, donner des instructions claires et fermes pour que Votre ministre de la communication, à qui nous avions adressé une demande restée vaine depuis le 04 décembre 2007, puisse
lever l’interdiction d’organiser des débats sur la déportation du Président BOGANDA à la radio et à la télévision en nous autorisant à avoir accès aux médias d’Etat pour en informer la nation,
notamment pour que les radios internationales puissent en parler, dont les radios RFI et AFRICA N.1; d’autre part, pour que la batterie d’avocats nationaux, africain et français que nous allons
incessamment engager soit prise en charge par le budget de l’Etat, de même que les frais que vont occasionner la casse des trois fausses tombes et la réalisation du test ADN à l’étranger. Enfin,
étant donné qu’un chef d’Etat dont l’anticolonialisme et le panafricanisme ne sont plus à démontrer est disposé à payer jusqu’à deux (2) millions de dollars à toute personne, quelle qu’elle soit,
notamment d’anciens agents des services secrets français susceptibles de fournir des détails précis sur le lieu et les conditions de détention du Président BOGANDA et de ses deux compagnons, et
éventuellement des photos ou des bandes vidéo, la Fondation compte lancer un appel international en ce sens et souhaiterait que l’Etat centrafricain soit associé, lui aussi, à cette campagne à
hauteur de deux (2) millions de dollars lui aussi, question de responsabilité et de fierté nationale. Telle est, Excellence Monsieur le président de la République, la substance de cette lettre
ouverte que j’ai cru nécessaire de Vous adresser à cet effet. / . Pour la Fondation Son Président Moammar BENGUE-BOSSIN